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[Lecture] Fées et Amazones [Olivier LEDROIT]

fées et amazones - Ledroit

4e de Couverture:

Une ode au beau sexe, par le flamboyant dessinateur de Wika

Connu pour son talent à réaliser d’incroyables planches épiques fourmillant de détails, Olivier Ledroit sait aussi se montrer délicat pour évoquer le corps et la sensualité. Il nous le montre ici de la plus belle des manières ! Pour le plaisir des yeux : fées, geishas, démones, et autres sorcières se succèdent, toutes plus somptueuses les unes que les autres, le tout avec ce soupçon de steampunk si cher au dessinateur de Wika.
Variant les techniques, en couleur ou en noir et blanc, sans jamais basculer dans la pornographie, cet auteur à nul autre pareil met à l honneur le beau sexe dans un splendide recueil d illustrations, sobrement intitulé Fées et Amazones.

Informations Pratiques:

  • Volume: 128 pages
  • Editeur :  Glénat (3 juin 2015)
  • Collection : Bande Dessinée
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Bonjour à tous!
Si vous avez l’habitude de me lire, vous avez dû comprendre que j’ai un attrait certain pour le Steampunk et la fantasy, mais aussi pour l’art.
Alors forcément, quand je tombe sur un livre qui propose d’unir les trois, je ne peux que me jeter dessus avec avidité. 🙂

Olivier Ledroit est un artiste connu notamment pour certains opus des « Chroniques de la Lune Noire » et plus récemment pour sa série « Wika ». Il a un talent certain et mélange habilement un style résolument baroque avec des notes de comics. Je relèverai aussi son incroyable sens du détail. Je ne suis pas forcément fan de certaines planches particulièrement chargées, mais force est d’admettre que ce Artbook « Fées et Amazones » est loin de ces écueils pour ne conserver que délicatesse et poésie.

Je me permets de vous mettre quelques planches, liées directement à la galerie de Glénat car des images valent mieux que de longs discours :

Bilan: 

 J’ai été complètement charmée par cet ouvrage et si je l’ai pris en version electronique pour me faire une idée, je sais d’ores et déjà que je me le procurerai également en version papier (ne serait-ce que pour pourchasser l’auteur et en avoir une dédicace 😉 ).

A noter également qu’actuellement, Glénat expose Olivier Ledroit dans sa galerie sur Paris jusqu’à la fin du mois ( lien ici )

Et si vous souhaitez découvrir un peu plus l’artiste, n’hésitez pas à faire un tour sur son site web : http://www.olivier-ledroit.com

ps: si vous voulez me faire plaisir, n’hésitez pas à m’offrir une de ces toiles… ;p

Note globale: 19/20

[Lecture] A l’ombre des pleurs [Cécile GUILLOT]

4e de Couverture:

Une poésie cruelle et délicate, des univers dans lesquels le sang et la magie s’entremêlent au cœur de récits troublants… Voici le voyage proposé par la plume de Cécile Guillot avec le recueil A l’ombre des pleurs. Sept histoires au parfum envoûtant, autant d’occasions pour s’évader aux frontières de l’imaginaire : Vampire tourmenté en proie à ses instincts, sorcelleries antiques et dangereuses, créatures à la séduction mortelle, âmes écorchées porteuses d’un message aux vivants… Les ténèbres ouvrent leur porte sur un monde où beauté et souffrance flirtent avec les rêves les plus inattendus.

Informations Pratiques:

L’avis de la croqueuse de livres:

 « Une poésie cruelle et délicate », voilà qui résume bien ce recueil.

Cécile Guillot a une plume très particulière, d’un douceur que j’ai rarement vu dans les littératures de l’imaginaire. Et quand elle met cette plume au service de nouvelles aussi tragiques que sensibles, il se dégage une atmosphère très particulière qui oscille entre le romantique (dans le sens littéraire du terme)  et le malsain.

Car ces nouvelles m’ont troublée et parfois mises très mal à l’aise tant elles étaient sordides, à l’instar de « Une petite fille si attentionnée » ou « Dans la chambre d’enfant« . D’autres, au contraire, étaient mélancoliques et cruelles mais sans vraiment choquer comme « Coeur de Cristal » ou « De larmes et de sang« .
Dans tous les cas, à aucun moment je n’ai été indifférente à l’atmosphère gothique et sombre de ces textes.
D’autant plus que dans chacun d’entre eux, l’auteure nous fait voyager à travers des facettes obscures mais tellement indissociables de la nature humaine. Dans « La fille aux barbelés » est une ôde à l’acceptation de la différence mais souligne combien l’être humain peut se montrer barbare. Dans « Rodways‘, qui démontre combien la liberté peut demander un terrible tribut, l’auteure dresse un constat malheureusement réaliste de ce qui pourrait arriver à quiconque se lancerait dans la même aventure que Lisa. Dans « Coeur de Cristal« , on voit que l’excès de confiance peut jouer le jeu de l’égoïsme et se retourner contre celui qui a tendu la main. Dans « Liberame« , on ressent le malaise de celui qui ne se sent pas à sa place dans notre société bâtie sur l’individualisme et rongée par le matérialisme. Dans « Nuit d’Obsidienne à Montego Bay« , on voit combien l’appel du pouvoir peut être supérieur à celui du coeur.
Ce recueil dans lequel le célèbre adage « ils vécurent heureux » n’a aucunement sa place, dresse un constat terrible et dérangeant sur la nature de l’Homme. C’est peut-être ce qui m’a laissé ce goût âcre et pénible sur la langue lorsque je l’ai terminé. J’aime quand les histoires se terminent sur un note positive. J’ai besoin de cela pour me sentir bien à la fin d’une lecture.
Ici ma soif de « tout est bien qui finit bien » n’a pas été étanchée.
Je ne peux cependant pas laisser un avis négatif sur ce livre. Je n’ai pas plus aimé que cela, ce sont ici mes goûts personnels qui guident mon ressenti, mais je suis obligée d’admettre que Cécile Guillot nous livre ici des textes d’une grande sensibilité, bien écrits, avec ce style gothique et délicat qui, si je m’en réfère à la lecture de « Fille d’Hécate », semble être sa marque de fabrique.

Bilan: 

 Ce recueil ne m’a pas spécialement plu pour les raison évoquées ci-dessus, mais il ne m’a pas déplu pour autant.
Je ne peux que le conseiller à ceux que les ambiances sordides et sombres ne gênent pas, car il est vraiment bien écrit et les histoires sont bien ficelées.

Note: ce recueil, publié à la base par les Editions Cauchemar, qui ont fermé en 2011, a été repris par les éditions du Chat Noir, mais uniquement en version numérique. La version papier n’est plus disponible, sauf peut-être d’occasion.

Note globale: 16/20

[Lecture] Coeurs de Loups [collectif dirigé par Valérie LAWSON & Charlotte BOUSQUET]

4e de Couverture:

Cœurs de loups, ce sont seize auteurs décidés à unir leurs voix dans une anthologie. Seize auteurs décidés à abolir les frontières, et brouiller les origines. Avec eux, les loups deviennent hommes et les hommes choisissent les loups, les loups content un nouveau monde, ou l’ancien qu’ils ont aimé, les fourrures et les peaux se mêlent pour créer un chant, un chant d’espoir et de cœur, pour les loups et les autres grands prédateurs.

Un livre édité en partenariat avec FERUS.
2 euros par exemplaire vendu seront reversés à l’association.

Textes de : Hélène PEDOT, David BRY, Nadia COSTE, Sophie GUTH, Manon FARGETTON, Anne FERRIER, Jean-Luc MARCASTEL, Carina ROZENFELD, Fabien CLAVEL, Sophie DABAT, Anne-Sophie SILVESTRE, Marie CAILLET, Meredith BLIXEN, Marika GALLMAN, Sandy JULIEN, Samantha BAILLY.

Informations Pratiques:

  • Volume: 168 pages
  • Editeur : Editions du Riez (22/05/2013)
  • Collection : Collection Pages Solidaires
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

A la base, j’ai acheté ce livre parce que la thématique m’intéressait, à cause des auteurs (j’aime le style de Marika Gallman et je connaissais d’autres des auteurs de nom comme Samantha Bailly, Fabien Clavel ou Sophie Dabat) et surtout, surtout j’ai complètement adhéré au principe de l’ouvrage: une partie des ventes est reversée à une association de protection de la faune sauvage. Je ne pouvais qu’apporter ma modeste contribution en acquérant un exemplaire.

Et grand bien m’en a pris car, outre la bonne action qu’il permet de soutenir, ce livre m’a complètement retournée. Si je devais choisir deux mots pour décrire ce recueil de nouvelles je choisirais sans doute « bouleversant » et « poignant »…

Le voyage commence dès la présentation, brillamment menée par Valérie Lawson & Charlotte Bousquet, qui donne le ton pour le reste de l’ouvrage.
Ce recueil aborde de façons très différentes la thématique de la relation entre l’Homme et le Loup, tantôt abordant le point de vu de l’un, tantôt celui de autre, mais toujours de façon telle qu’on se rend compte qu’au final, le véritable « animal » n’est pas celui que l’on croit…

J’ai été mal à l’aise à certaines lectures. Non pas que les écrits étaient mauvais, bien au contraire. C’est justement cette faculté qu’ont eu ici les auteurs à nous remettre face à notre condition de prédateurs avides de contrôle sur notre environnement, quoi qu’il en coûte, qui m’a troublée. A bien des égards, je me suis sentie mal d’appartenir à cette espèce sans scrupules qu’est l’Homme.
A mon sens, c’est aussi à cela que l’on reconnait un bon livre: il nous fait réfléchir, nous fait ressentir les choses à fleur de peau, nous immerge dans un monde tout en remettant en question notre système de pensée. C’est exactement ce que fait Coeurs de Loups. Je vous avouerai que certains des textes m’ont tellement ébranlée que j’ai parfois dû laisser passer plusieurs jours entre la lecture de deux des nouvelles.
Quoi qu’il en soit, soyez assurés que l’on est bien loin du process de stigmatisation de nos compagnons lupins que les médias ont souvent tendance à faire passer et que les peurs primitives de l’humain ont tendance à amplifier. Ici, le loup est présenté tel qu’il est: un prédateur, certes, mais une créature noble qui elle aussi a ses peurs (souvent liées à nous, étrange non?), ses états d’âmes, ses besoins et par dessus tout le souhait de protéger les siens. Au final, sommes-nous tellement différents?

Mention spéciale aux textes que j’ai préférés:
– Le roi de la clairière de David Bry
– Fleur de Loup de Anne Ferrier
– Le choix de Carina Rozenfeld
– Boussole de Samantha Bailly
– Un loup pour l’homme… de Sandy Julien

Ceci dit, tous les textes sont excellents et apportent une vision saisissante de la thématique abordée.

Bilan:  

 Un livre que je ne peux que conseiller. Des textes sensibles, pleins de poésie, de peur, d’espoir.
Et aussi ne l’oublions pas, la possibilité de soutenir l’association FERUS qui oeuvre pour la protection du loup, mais aussi de l’ours et du lynx dans nos vertes contrées. Une mention spéciale aux Editions du Riez qui ont pris cette belle initiative et bien sûr aux auteurs, pour ce beau voyage.

Note globale: 19/20

Bonus: 

Parce que j’ai eu la bonne idée de le précommander, juste avant les Imaginales, j’ai eu droit à une version dédicacée par plusieurs des auteurs. Juste pour vous faire baver d’envie, je vous mets quelques photos des dites dédicaces… :p

[Lecture] Fille d’Hécate t.1: La Voie de la Sorcière [Cecile GUILLOT]

4e de Couverture:

Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ? Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 144 pages
  • Editeur : Les Editions Du Chat Noir (01/07/2012)
  • Collection : Griffe Sombre
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

J’ai commencé ce livre sans avoir regardé le nombre de pages… aussi ai-je été stupéfaite de l’avoir englouti en un rien de temps. Ceci dit, cela n’est pas uniquement dû au nombre de pages car malgré un rythme assez lent dans le récit – en comparaison à des romans fantastiques ou d’urban fantasy plus « classiques » j’entends – force est de constater que le style fluide de l’auteure faire couler l’histoire comme une bonne tasse de thé qui réchauffe dans la froidure hivernale (et vu le temps que je vois par ma fenêtre, ce n’est pas du luxe…). On est donc ici assez loin des clichés de ce que je lis habituellement: pas de vampires, pas de lycanthropes, pas d’effets spéciaux débridés. La magie est présente, mais toute en nuances… beaucoup plus réelle en somme.

Autre gros plus de ce récit: l’auteure s’est visiblement beaucoup documentée sur le néo-paganisme et la Wicca. Pour être bien au fait moi-même de toutes ces choses, je peux l’affirmer sans ciller: les références citées sont solides (Gardner, Cunningham, Doreen Valiente) et les éléments de phytothérapie, lithothérapie ou techniques de méditation le sont tout autant. Aussi, je conseillerai cet ouvrage aux personnes qui souhaitent en apprendre d’avantage sur ces sujets mais trouvent les ouvrages des pontes en la matière un peu rébarbatifs. Il n’est bien sûr pas exhaustif, mais je pense que cela fait une bonne base pour découvrir cet univers, surtout que c’est ici intégré à une histoire agréable.

Le seul bémol que je mettrai concerne Maëlys: elle se prétend terre à terre et sceptique de nature, pourtant elle accepte avec un enthousiasme peut-être trop marqué ce nouveau monde qui s’ouvre à elle et ce qu’il implique. Ce type de croyance se mûrit sur des années, c’est un véritable cheminement spirituel qui demande de longues heures d’étude et de travail sur soi. Aussi, le fait que l’héroïne l’accepte immédiatement et en maîtrise les bases en seulement quelques semaines me semble un peu surréaliste. J’aurais trouvé plus pertinent d’étaler son apprentissage sur plusieurs mois.
Je suis également un peu réservée quand à l’attitude du personnage principal vis à vis d’un autre protagoniste qu’elle poursuit de façon un peu trop assidue à mon sens.

Cependant cela reste une lecture agréable qui pose les bases d’une intrigue qui promet d’être intéressante si elle est bien exploitée, notamment pour tout ce qui concerne les origines de Maëlys.

Bilan: 

 J’avoue attendre avec curiosité et impatience le tome 2 de cet ouvrage qui va sortir prochainement et j’espère que l’intrigue tiendra ses promesses.

Note globale: 16,5/20

Et comme j’ai eu un gros coup de coeur pour l’illustration de couverture, oeuvre d’une artiste appelée Anna Marine, je me permets de la noter aussi avec un beau 19/20 

[Lecture] Les voies d’Anubis [Tim POWERS]

Note préalable: J’avais récupéré ce livre en occasion il y a déjà un certain temps et je l’avais mis dans un coin avec le projet de le lire un de ces quatre. Le fait qu’il soit réédité le 26 avril par les Editions Bragelonne dans le cadre de son « Mois du Cuivre » m’a donné envie de le sortir de ma PAL et de m’y attaquer sérieusement.
 

 4e de Couverture:

Lorsque vous êtes écrivain spécialiste de Samuel Coleridge et que l’on vous propose d’assister à une de ses conférences, résisterez-vous bien longtemps ? Et le fait que l’on soit en 1983, près d’un siècle après la mort du poète ne semble pas être un obstacle insurmontable. En effet, un savant anglais a découvert que le temps est un long fleuve sur lequel existent des brèches qu’on peut emprunter, passant de l’une à l’autre quasi instantanément. Brendan Doyle, jeune auteur américain, se retrouve en 1805 dans une Londres victorienne, flamboyante et décadente. Mais alors que son expédition devait passer inaperçue, il est enlevé par un étrange magicien aidé d’une bande de bohémiens. Il se retrouve alors plongé dans un complot à travers les âges qui vise à détruire l’Angleterre et à rétablir la puissance de l’ancienne Égypte.

Informations Pratiques:

  • Volume: 415 pages
  • Editeur : J’ai Lu (01/07/2003)
  • Collection : Science Fiction
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Il m’a fallu presque 200 pages (soit la moitié du livre) pour arriver à rentrer dans l’histoire:    Peut-être est-ce dû au fait qu’il ait été écrit en 1983 et que les codes d’écriture de l’époque étaient assez différents de ce que l’on trouve aujourd’hui ou tout simplement n’ai-je plus l’habitude de lire des ouvrages mettant en scène un narrateur omniscient?
Toujours est-il que cela ne remet pas en cause la qualité de l’oeuvre, mais j’ai vraiment eu beaucoup de mal à me plonger pleinement dans l’intrigue, donc au lieu des trois jours habituels pour avaler un ouvrage de 400 pages, j’en ai mis presque quinze.

Une fois passée la barrière de l’écriture, on se rend vite compte que l’histoire est complexe… très complexe. L’auteur nous livre une intrigue où même le détail le plus insignifiant peut avoir une importance capitale dans les pages qui suivront. Pour résumer la chose: il m’a retourné le cerveau. Et j’avoue que j’ai aimé ça (mon petit coté maso sans doute 😉 )
Toujours est-il que si j’ai tout de même réussi à deviner une partie des enchaînements,  beaucoup d’autres me sont restés complètement opaques. Il est plutôt agréable de lire une histoire qui ne soit pas linéaire et qui recèle un certain nombre de surprises. Au début de l’ouvrage, j’avais une flopée de questions qui m’empêchaient de comprendre où l’auteur voulait en venir. A la fin, elles avaient presque toutes trouvé une réponse.
Presque toutes car j’avoue que j’aurais aimé d’avantage de détails sur la magie égyptienne, ses règles et le rôle des dieux dans tout cela. Car au final, cette partie reste assez obscure. Mais bon, je chipote.

Une chose que j’ai particulièrement appréciée: le traitement de la question du voyage temporel et de ses conséquences.
Non pas que je sois une adepte convaincue de la théorie du chaos, mais j’ai toujours un peu peur lorsque je commence un livre/film/série qui traite de cette question car les choses me paraissent souvent incohérentes, si bien qu’au final, je suis frustrée et je grogne contre l’auteur/scénariste qui n’a pas su rendre son histoire rationnelle.
Ici je n’ai eu aucune raison de me plaindre. Tout était bien ficelé, logique, indiscutable.

En ce qui concerne les personnages, j’ai eu à maintes reprises envie de mettre une bonne gifle à Doyle, mais au fil de l’histoire il évolue incontestablement pour devenir nettement moins pleurnichard et irritant. Les personnages de Jacky et Joe Face de Chien m’ont aussi paru fort bien travaillés. En fait, les personnages sont tous tellement complexes que je suis même un peu désappointée de ne pas avoir pu en apprendre d’avantage sur certains d’entre eux.

Bilan: 

Au final, un très bon livre doté d’une intrigue complexe et bien menée. Seul bémol: il est considéré comme l’un des romans fondateurs du Steampunk, or mis à part le fait que l’intrigue se déroule au XIXe siècle,  je n’ai pas retrouvé les codes connus de ce style dans l’ouvrage. Les gens s’attendant à des aéronefs sillonnant les cieux ou autres machines improbables risquent d’être déçus.
Cependant j’en recommande tout de même la lecture, et pour ma part, je pense prochainement m’atteler à la lecture de « Sur des mers plus ignorées » du même auteur. Si l’intrigue est aussi bien menée, cela me garantit le frisson de l’aventure.

Je ne résiste pas à l’envie de vous mettre une image de la superbe couverture concoctée par les éditions Bragelonne:

Note globale: 14/20