Archives pour l'étiquette Folklore

[Lecture] Coeurs de Loups [collectif dirigé par Valérie LAWSON & Charlotte BOUSQUET]

4e de Couverture:

Cœurs de loups, ce sont seize auteurs décidés à unir leurs voix dans une anthologie. Seize auteurs décidés à abolir les frontières, et brouiller les origines. Avec eux, les loups deviennent hommes et les hommes choisissent les loups, les loups content un nouveau monde, ou l’ancien qu’ils ont aimé, les fourrures et les peaux se mêlent pour créer un chant, un chant d’espoir et de cœur, pour les loups et les autres grands prédateurs.

Un livre édité en partenariat avec FERUS.
2 euros par exemplaire vendu seront reversés à l’association.

Textes de : Hélène PEDOT, David BRY, Nadia COSTE, Sophie GUTH, Manon FARGETTON, Anne FERRIER, Jean-Luc MARCASTEL, Carina ROZENFELD, Fabien CLAVEL, Sophie DABAT, Anne-Sophie SILVESTRE, Marie CAILLET, Meredith BLIXEN, Marika GALLMAN, Sandy JULIEN, Samantha BAILLY.

Informations Pratiques:

  • Volume: 168 pages
  • Editeur : Editions du Riez (22/05/2013)
  • Collection : Collection Pages Solidaires
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

A la base, j’ai acheté ce livre parce que la thématique m’intéressait, à cause des auteurs (j’aime le style de Marika Gallman et je connaissais d’autres des auteurs de nom comme Samantha Bailly, Fabien Clavel ou Sophie Dabat) et surtout, surtout j’ai complètement adhéré au principe de l’ouvrage: une partie des ventes est reversée à une association de protection de la faune sauvage. Je ne pouvais qu’apporter ma modeste contribution en acquérant un exemplaire.

Et grand bien m’en a pris car, outre la bonne action qu’il permet de soutenir, ce livre m’a complètement retournée. Si je devais choisir deux mots pour décrire ce recueil de nouvelles je choisirais sans doute « bouleversant » et « poignant »…

Le voyage commence dès la présentation, brillamment menée par Valérie Lawson & Charlotte Bousquet, qui donne le ton pour le reste de l’ouvrage.
Ce recueil aborde de façons très différentes la thématique de la relation entre l’Homme et le Loup, tantôt abordant le point de vu de l’un, tantôt celui de autre, mais toujours de façon telle qu’on se rend compte qu’au final, le véritable « animal » n’est pas celui que l’on croit…

J’ai été mal à l’aise à certaines lectures. Non pas que les écrits étaient mauvais, bien au contraire. C’est justement cette faculté qu’ont eu ici les auteurs à nous remettre face à notre condition de prédateurs avides de contrôle sur notre environnement, quoi qu’il en coûte, qui m’a troublée. A bien des égards, je me suis sentie mal d’appartenir à cette espèce sans scrupules qu’est l’Homme.
A mon sens, c’est aussi à cela que l’on reconnait un bon livre: il nous fait réfléchir, nous fait ressentir les choses à fleur de peau, nous immerge dans un monde tout en remettant en question notre système de pensée. C’est exactement ce que fait Coeurs de Loups. Je vous avouerai que certains des textes m’ont tellement ébranlée que j’ai parfois dû laisser passer plusieurs jours entre la lecture de deux des nouvelles.
Quoi qu’il en soit, soyez assurés que l’on est bien loin du process de stigmatisation de nos compagnons lupins que les médias ont souvent tendance à faire passer et que les peurs primitives de l’humain ont tendance à amplifier. Ici, le loup est présenté tel qu’il est: un prédateur, certes, mais une créature noble qui elle aussi a ses peurs (souvent liées à nous, étrange non?), ses états d’âmes, ses besoins et par dessus tout le souhait de protéger les siens. Au final, sommes-nous tellement différents?

Mention spéciale aux textes que j’ai préférés:
– Le roi de la clairière de David Bry
– Fleur de Loup de Anne Ferrier
– Le choix de Carina Rozenfeld
– Boussole de Samantha Bailly
– Un loup pour l’homme… de Sandy Julien

Ceci dit, tous les textes sont excellents et apportent une vision saisissante de la thématique abordée.

Bilan:  

 Un livre que je ne peux que conseiller. Des textes sensibles, pleins de poésie, de peur, d’espoir.
Et aussi ne l’oublions pas, la possibilité de soutenir l’association FERUS qui oeuvre pour la protection du loup, mais aussi de l’ours et du lynx dans nos vertes contrées. Une mention spéciale aux Editions du Riez qui ont pris cette belle initiative et bien sûr aux auteurs, pour ce beau voyage.

Note globale: 19/20

Bonus: 

Parce que j’ai eu la bonne idée de le précommander, juste avant les Imaginales, j’ai eu droit à une version dédicacée par plusieurs des auteurs. Juste pour vous faire baver d’envie, je vous mets quelques photos des dites dédicaces… :p

[Lecture] Fille D’Avalon, t.1: Derrière le Voile [Jenna BLACK]

4e de Couverture:

« Quand ma mère s’est pointée à mon récital de chant ivre morte pour la énième fois, j’ai craqué : j’ai décidé de fuguer pour retrouver mon père – un faë très puissant – en Avalon, seul lieu au monde où le commun des mortels et les elfes peuvent cohabiter. Moi qui croyais choisir une vie meilleure, jamais je ne m’étais autant trompée. Mais bien entendu, je l’ai compris trop tard… ».

Informations Pratiques:

  • Volume: 318 pages
  • Editeur : J’ai Lu (27/02/2013)
  • Collection : Darklight
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Ce qui m’a attirée dans ce livre, c’est le titre tout d’abord. Avalon. Lieu de mystères et de légendes. Férue de légendes avec un penchant pour les celtes et la table ronde, j’avoue que cela a éveillé ma curiosité. Après j’ai lu le résumé et j’ai vu qu’en plus il y avait des Fae. Outre le fait que j’apprécie ces créatures, j’ai une fâcheuse tendance à me jeter sur les livres les concernant, ça me change des sempiternels vampires.
Ce qui m’a un peu plus effrayée était l’auteure. Jenna Black est aussi à l’origine de la série Morgan Kingsley et si j’avais apprécié son style d’écriture, j’avais vachement moins accroché avec son trip pour le sado-masochisme décomplexé… Ceci dit, puisque l’héroïne de Fille d’Avalon est une toute jeune fille, j’espérais sincèrement que l’auteure se passerait de ce genre de fantaisies…
C’est donc pleine de circonspection que j’ai entamé cette lecture.

L’histoire en elle-même est sans surprise, même assez fade et prévisible. En sus, on a une héroïne assez irritante, un peu candide et complètement cœur d’artichaut qui découvre qu’elle a des pouvoirs hors-du-commun et qui devient la convoitise de pas mal de monde. Des « méchants » lisses et mégalos et certains personnages cumulant les clichés complètent le tableau.

Ceci dit il y a quand même un peu de positif:
– Le concept même d’Avalon: il s’agit d’une enclave dans laquelle le monde des fae et des humains cohabitent sans que l’une des deux ethnies ne puisse passer de l’autre côté. J’ai trouvé l’idée plutôt intéressante, même si à mon sens il aurait pu être intéressant de mieux poser les bases de l’organisation politique et sociale de la cité.
– Certains personnages secondaires semblent prometteurs: notamment Keane, Kimber et Alistair (que je n’ai pas pu m’empêcher d’associer au père de Drago Malfoy pendant toute ma lecture… des fois il ne vaut mieux pas chercher)
– La question de l’alcoolisme est évoquée avec une relative justesse.
– L’auteure a réussi à ne pas tomber dans l’éternel écueil du manichéisme en évoquant la Cour des Lumières et celle des Ténèbres. Elle a aussi posé quelques pistes intéressantes sur les Fae donc j’attends de voir l’exploitation dans les prochains tomes.

Bilan: 

Une lecture qui passe bien mais sans plus. Je n’ai pas été transcendée. J’attends donc de voir si les choses deviennent plus intéressantes dans les prochains tomes car je pense malgré tout qu’il y a du potentiel.

Note globale: 12,5/20

[Lecture] Les Chroniques de MacKayla Lane – 5 tomes [Karen Marie MONING]

sériefievre

 

Un article un peu différent aujourd’hui puisque je traite d’une série entière que j’ai dévorée en un peu plus d’une semaine.

La série: 

Cette série se compose de 5 tomes parus chez J’ai Lu entre 2009 et 2012, uniquement en version papier:
– Fièvre Noire [413 pages]
– Fièvre Rouge [448 pages]
– Fièvre Faë [470 pages]
– Fièvre Fatale [597 pages]
– Fièvre d’Ombres – [889 pages]

L’histoire:

MacKayla Lane est une « fille du sud » qui vit une existence douce et tranquille jusqu’à ce qu’on lui annonce que sa sœur Alina, partie faire ses études en Irlande, a été sauvagement assassinée dans une ruelle de Dublin.
Dès lors, elle n’a plus qu’une idée en tête: retrouver le meurtrier de sa sœur et la venger. Elle s’envole donc pour Dublin, loin de se douter de ce qui l’attend.
Effectivement, une fois sur place, elle commence à voir des créatures étranges et menaçantes. C’est suite à sa rencontre avec le mystérieux et irritant libraire, Jéricho Barrons, qu’elle comprendra qu’elle n’a pas d’hallucinations mais qu’il s’agit en fait de Faës, de sombres créatures se nourrissant d’humains et qu’elle fait partie des rares personnes à pouvoir les voir sous leur véritable apparence. Effectivement, Mac est en fait une Sidhe-Seer (une « voyeuse de Sidhe »).
A partir de là, la douce et superficielle Mac va sombrer dans un univers terrifiant où les Faës de l’Ombre (Unseelies) et de Lumière (Seelies), mènent une partie d’échecs dont les humains ne sont que des pions sans importance et où l’enjeu est de mettre la main sur un livre maléfique créé des centaines de milliers d’années auparavant par le roi des Unseelies : le Sinsar Dubh qui semble de surcroît avoir un lien direct avec la mort de sa sœur…
Mac n’aura d’autre choix que de s’endurcir et d’apprendre à utiliser ses capacités au mieux pour trouver des alliés et survivre dans ce nouveau monde de ténèbres…

L’avis de la croqueuse de livres:

Je ne vous en dirai pas d’avantage sur l’histoire, sinon je risque de vous gâcher le plaisir en vous révélant des choses importantes.

La première chose que je dirais à propos de cette série est qu’elle n’est pas à mettre entre toutes les mains: âmes sensibles s’abstenir. En effet, outre des scènes assez osées, il y a également des passages très violents et difficiles, à la limite (ou dépassant les limites, selon le point de vue) du sordide.

Pour autant, cela ne m’a pas empêchée de dévorer littéralement ces presque 3000 pages de bonheur en papier…
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été happée à ce point dans une histoire et tenue en haleine du début à la fin par cette dernière.
Les personnages sont obscurs et mystérieux, l’univers extrêmement complexe et bien ficelé et la trame presque sans temps morts.
Pour une fois, l’histoire ne se passe pas aux Etats-Unis mais en Irlande, l’île d’Emeraude, magique et au folklore aussi riche que sa saison pluvieuse… J’ai aussi apprécié que l’auteure se plonge dans l’univers de la culture celte et de ses mythes complexes pour arriver à les remanier d’une façon tout à fait fascinante et cohérente.

Le personnage principal, Mac, m’a inspiré des choses très variables tout au cours de l’histoire, tantôt m’énervant par son égocentrisme et sa superficialité, tantôt m’étonnant par son courage et sa débrouillardise… J’avoue qu’au final, je ne saurais pas dire si je l’apprécie ou pas. Et c’est le cas pour quasiment tous les personnages de cette série: ils ont tous des côtés positifs et négatifs… brefs, ils sont loin d’être parfaits et c’est ce qui les rend crédibles au final car ils ne sont pas lisses, tout comme le monde dans lequel ils évoluent.

C’est une autre chose que j’ai largement apprécié dans cette histoire, il n’y a pas de manichéisme exacerbé, pas de bons ni de mauvais: juste des gens essayant de survivre, certains utilisant juste des méthodes plus brutales que les autres. Même les Unseelies paraissent moins détestables tant ils sont en fait pathétiques (attention, ce n’est pas pour autant que j’aimerais en croiser un pour lui faire un câlin de réconfort hein…).
Il ne faut jamais se fier aux apparences et c’est la cruelle leçon qu’apprendra Mac tout au long de ses mésaventures.

Cette saga est une ôde au gris qui fait réfléchir et nous montre qu’un comportement destructeur conduit inéluctablement à la destruction: en se battant, les faës ont détruit leur monde, comme les humains sont en train de détruire le leur sans même en avoir conscience… aussi, les faës sont-ils vraiment plus « nuisibles » que les Hommes?
Dans le même registre, quelle est vraiment une attitude honorable et sincère? Se comporter comme nous l’inculque un système de valeurs « civilisées » et artificielles forgé par des siècles d’évolution ou un retour à l’instinct, en respect avec ce que l’on est au fond de soi?

C’est ainsi l’habileté de l’auteure à jouer avec nos nerfs, nos certitudes et nos suppositions (qui au final se sont presque toutes avérées illusoires dans mon cas, chose qui m’arrive assez rarement) qui rend l’histoire aussi palpitante: les choses ne sont jamais figées et rien n’est joué d’avance, personne n’inspire vraiment confiance et si on n’est pas capable de se remettre en question, on ne survit pas. Bref, on se sent perdu et désemparé du début à la fin, comme Mac.
Les seuls bémols que je pourrais apporter (car nul n’est parfait) c’est, d’une part, que sur les derniers tomes il y a un peu de trop de scènes de sexe à mon goût et qui n’étaient pas forcément toutes justifiées pour l’histoire. Et d’autre part, le fait que le druidisme soit clairement assimilé à la magie noire. (on va dire que c’était un parti pris de l’auteure)
Le fait que la narration saute de Mac à Dani sans crier gare était aussi un peu perturbant parfois. J’imagine que l’auteure préparait le terrain pour la suite à venir…

Quand j’ai commencé à lire ces chroniques, je ne m’attendais pas à une telle évolution de l’histoire ou des personnages et même si je ne suis pas habituellement fan des univers post-apocalyptiques ou autres choses du genre, c’est amené ici d’une telle façon qu’arrivée à la fin du tome 5, je n’ai qu’une chose à dire: ENCORE!

Bilan: 

Je pense que vous aurez compris que j’ai été complètement envoûtée par cet univers et que je suis frustrée que cela soit « déjà » terminé, notamment parce qu’un certain nombre de questions restent en suspens. (mon mari ne serait sans doute pas d’accord avec moi, il commençait à se lasser que j’éteigne la lampe à 3h du matin tellement je ne parvenais pas à lâcher mon livre… aller, juste un petit chapitre de plus… ^_^)

J’attends donc avec impatience la « suite » puisque dans les mois qui viennent sortira « Les chroniques de Dany Mega O’Malley – 1 – Iced » chez J’ai Lu.
En attendant, je patienterai en m’attaquant à la série des Highlanders qui se déroule dans le même univers et conte l’histoire de personnages apparaissant dans les Chroniques de MacKayla Lane.

Je tiens aussi à remercier Clo de m’avoir poussée à lire cette série. 🙂

Note Globale: 19/20

[Lecture] Sidhe, tome1, La Diseuse d’ombres [Sandy WILLIAMS]

4e de Couverture:

McKenzie Lewis est différente : elle voit non seulement les faes mais elle a aussi le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu’ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes piégé dans une guerre sans merci contre de sanguinaires usurpateurs de trône. Mais lorsque McKenzie est enlevée par ces derniers, elle se trouve confrontée à un dilemme : faire confiance à Kyol, le maître d’armes du roi qu’elle aime en secret depuis dix ans, ou à Aren, le meneur des rebelles, qui tente de lui révéler le véritable visage de la cour…

Informations Pratiques:

  • Poche: 473 pages
  • Editeur : Bragelonne (25/01/2013)
  • Collection : Bit-lit
  • Version numérique

L’avis de la croqueuse de livres:

Etant un peu lassée par les nouvelles séries bit-lit, que je trouve redondantes et manquant d’originalité, c’est avec plaisir que je me suis lancée dans la lecture de Sidhe.
Effectivement, pas l’ombre d’un vampire ou d’un loup-garou dans cette série, mais uniquement des « faes », personnages oniriques très présents dans la culture populaire et la littérature depuis des siècles (on se souvient notamment du grand classique « Songe d’une Nuit D’été » de Shakespeare). Ici l’univers de ces fées est donc revisité, partant du principe que seuls certains humains peuvent les voir et qu’ils vivent dans une dimension parallèle à la notre.

Certains aspects de l’histoire sont un peu convenus: l’éternel triangle amoureux, la lutte intérieure de l’héroïne pour savoir qui sont les bons et qui sont les mauvais… Par ailleurs, l’héroïne est une oie blanche, candide au possible, ce qui est parfois assez irritant. J’espère que l’auteur saura la faire mûrir et évoluer dans les prochains tomes. Par contre je suis assez fan d’Aren et de certains autres des rebelles.
Malgré tout, la façon de traiter le thème est plutôt sympathique, notamment parce que l’auteur aborde le sujet de la tolérance (tolérance entre les rebelles et les autres faes, tolérance humains/faes…) qui est un fil conducteur durant tout cet opus.

La seule chose qui m’a dérangée était l’écriture: le roman est écrit à la première personne (ce qui est un leitmotiv dans ce type de littérature) et au présent. C’est surtout l’emploi du présent qui m’a perturbée, notamment dans les scènes d’action ou c’est un peu déconcertant. Je conçois l’intérêt de l’emploi du présent pour nous immerger d’autant plus dans l’univers de l’héroïne qui ne sait pas non plus ce qui se passera dans un futur plus ou moins proche, mais cela reste inhabituel et déroutant. J’ignore cependant s’il en est de même dans la VO ou si c’est un choix délibéré du traducteur, ce qui m’étonnerait tout de même.
Ceci dit, une fois qu’on s’habitue à cette écriture au temps présent, cela passe et on ne s’en rend même plus compte. Pour ma part, cela a simplement retardé mon immersion dans l’histoire.

Bilan: 

« Sidhe » me semble être une série plutôt prometteuse et je lirais la suite car je suis vraiment curieuse de voir comment l’auteure va faire évoluer ses personnages et l’histoire dans sa globalité.

Note globale: 15,5/20

[Lecture] Les Chemins de Camelot, Tome 1 : L’Ombre de Camelot [Sarah ZETTEL]

Les Chemins de Camelot, Tome 1 : L'Ombre de Camelot

 4e de Couverture:

A dix-neuf ans la belle Rhian est en âge de se marier, mais aucun prétendant ne trouve grâce aux yeux de son père. Pour sauver la vie de sa mère, il l’a promise à un sorcier !

Rhian refuse d’être sacrifiée. Armée de son arc et de son courage, elle prend les rênes de son destin et s’enfuit.

Bien vite le danger surgit sur sa route. Le chevalier Gauvain, filant à bride abattue vers Camelot pour avertir son souverain des menaces de guerre, lui porte secours. Ensemble, ils se lancent à l’aventure pour sauver l’âme de Rhian… et le royaume.

Informations Pratiques:

  • Poche: 408 pages
  • Editeur : Milady (21 Aout 2009)
  • Collection : Fantasy
  • Version numérique

L’avis de la croqueuse de livres:

Je n’aurais jamais eu l’idée d’aller acheter ce livre sans une promotion de Milady sur une partie de sa collection. A cette occasion, j’en ai profité pour acheter une cinquantaine de e-book… inutile de dire que ma PAL est encore plus monstrueuse maintenant. Mais qu’importe. En ce qui concerne ce titre là, je n’ai aucun regret.

C’est ici le premier tome d’une série de 4 livres reprenant tous les légendes de la Table Ronde mais sous un angle assez intéressant. En effet, ici les héros ne sont ni Merlin, ni Arthur ou encore Lancelot, mais les 4 Neveux d’Arthur: Gauvain, Geraint, Gareth et Agravain. Chaque tome reprend l’histoire de l’un des frères.

Ce premier tome concerne Gauvain, qui est probablement le plus connu dans notre culture populaire. Mais il n’est pas seul en tête d’affiche. En effet, Sarah Zettel a visiblement pris le parti de trouver des alter-ego féminins au caractère bien trempé à ces chevaliers de légende.

Ainsi, on retrouve une héroïne qui se conforte aux stéréotypes de son époque (se marier) tout en s’insurgeant contre sa condition (elle refuse d’obéir à son père qui a promis de l’offrir à un sorcier). J’avoue que j’ai bien aimé le personnage de Rhian. Mais Gauvain n’est pas en reste en chevalier qui semble sûr de lui mais cache en fait de profondes blessures.

On découvre aussi les personnages de Agravain (j’ai hâte d’en apprendre d’avantage sur cet austère chevalier) et de Morgane la Fée qui a ici un traitement qui m’intrigue puisqu’elle apparaît comme une souveraine aimée de ses suivants alors que dans la majorité des versions de la légende, elle est un personnage relativement solitaire.

Je trouve la façon dont l’auteure a repris les légendes arthuriennes tout en les mâtinant d’un peu d’Histoire (romaine, byzantine) assez intéressante. Cependant j’aurais aimé quelques chapitres de plus car la fin est un peu brusque. Pas d’épilogue pour savoir ce qu’il advient des personnages principaux et secondaires. Pour ça je suis restée un peu sur ma faim.

Bilan: 

Au final, une histoire agréable qui reprend la mythologie arthurienne de façon intéressante. Le style de l’auteure est sans prétention, mais plutôt plaisant.

Par contre je pense qu’il est bon d’avoir quelques notions d’histoire et sur les chevaliers de la table ronde pour ne pas passer à côté de détails qui ont leur importance.

Note globale: 15/10