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[Lecture] Rue Farfadet: Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé. [Raphaël ALBERT]

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4e de Couverture:

Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Chapeau melon vissé sur le crâne, clope au bec, en compagnie de son fidèle ami Pixel, il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères à photographier, des maris jaloux, des femmes trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux que tout ceci. Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars, les cafés et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames…
Jusqu’au jour où, lors d’une banale enquête de routine, il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 280 pages
  • Editeur :  Editions Mnémos (6 juin 2013)
  • Collection : Helios
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Dans une quête entamée depuis l’année dernière de découvrir de nouveaux auteurs français et de mieux connaître certaines maisons d’édition spécialisées dans la SFFF, j’ai parcouru le catalogue des Éditions Memnos et j’ai flashé sur ce livre qui vient de sortir en poche (il a déjà été édité en version brochée en 2010).

Me voilà donc à découvrir un Paris alternatif, rebaptisé Panam, à la fin du XIXe. L’auteur prend audacieusement le parti de nous présenter une uchronie reposant sur quelques modifications non négligeables de l’Histoire, comme l’immersion des créatures fantastiques dans les rues de la Capitale. Ainsi, entre les centaures taxis, cheminent des nains, des gobelins, farfadets et autres petites gens qui bien loin des contes de fées se parent ici de tous les travers du poulbot de base et d’une verve digne d’un Gavroche.
Panam est une ville grouillante, magnifique et détestable, où la révolte tantôt murmure tantôt gronde. C’est dans ce décor que l’on retrouve un elfe échoué là après son bannissement de sa forêt natale: Sylvo Sylvain, accompagné de son fidèle et minuscule ami, Pixel.
Sylvo, un antihéros, un peu trop porté sur la bouteille, qui aurait pu rivaliser avec les figures du roman noir des années 50, se retrouve malgré lui embringué dans une sale histoire qui mêle politique, argent, mafia. Ne cherchant qu’à sauver sa peau mais sans pour autant arriver à se détacher complètement d’une certaine envie de faire ce qui est juste, il va rencontrer une galerie de personnages, hauts en couleurs ou non, et se prendre aussi quelques gnons au passage.

J’avoue avoir été charmée par la plume de l’auteur qui est pour moi du même acabit que celle de Pierre Pevel, ce qui, vu ma grande admiration de cet écrivain, n’est pas peu dire.
Je ne suis pas une passionnée de polar, et c’est clairement ce que nous avons ici puisque l’on y retrouve tout ce qui donne son âme au polar hardboiled, mais j’ai malgré tout bien accroché grâce au côté urban fantasy tant les choses sont bien décrites.
Effectivement, en nous baladant de Mygale à la butte Momie en passant par les rives de la Veine, Raphaël Albert nous dépeint un Panam pittoresque et attachant (et pourtant je ne suis pas une grande fan de Paris), enchaînant les clins d’œil à un rythme tel que j’en ai certainement manqué beaucoup. J’ai particulièrement aimé les jeux de mots sur les noms de certains personnages.
Bref, plus que pour l’intrigue, j’ai eu un véritable coup de cœur pour le style d’écriture et de narration de l’auteur.
En ce qui concerne l’histoire, l’enquête se déroule sur plusieurs niveaux, empêchant ainsi d’en deviner trop rapidement le dénouement, pour mon plus grand plaisir. L’intrigue est solide et bien menée et même en n’étant pas amatrice d’enquête policière, j’ai apprécié son déroulement, même si la fin m’a laissé un goût amer, sans doute suis-je trop fleur bleue… mais je n’en dirai pas d’avantage.

Passons plutôt aux personnages. Sylvo tout d’abord… comment ne pas aimer Sylvo? Il est charmant, charmeur, blasé et au final plutôt sensible sous sa carapace un peu grande-gueule. Il est plutôt attachant et on n’a qu’une envie: en apprendre plus sur son passé, trouble et certainement très douloureux pour le peu qu’on nous en dévoile. Seul élément tangible de ce passé qui le suit encore: Pixel, un petit bonhomme mélange entre la fée Clochette et Tom Sawyer, gouailleur et courageux, mais surtout, fidèle à Sylvo. Pixel est une adorable tête à claques, mais on sent que sans lui, Sylvo aurait sombré depuis longtemps.
Ces deux personnages un poil goguenards et cyniques apportent également un humour acide et rafraichissant qui confère à ce roman son originalité.
Je n’évoquerai pas les autres personnages pour ne pas risquer de spoiler, mais certains sont particulièrement délectables, tels Broons ou Harry.

Bilan: 

 Une merveilleuse plume, des personnages savoureux, une intrigue qui tient la route: Rue Farfadet tient ses promesses en réunissant tous les ingrédients qu’on attend d’un bon livre.
Inutile de dire que le tome 2 des aventures de Sylvo a rejoint ma PAL, même s’il n’est pas en haut de la pile. 😉

Note globale: 17,5/20

[Lecture] Maeve Regan – Tomes 1&2 [Marika GALLMAN]

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Tome 1: Rage de Dents

4e de Couverture:

Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu’une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…

Informations Pratiques:

  • Volume: 416 pages
  • Editeur : Milady (28/05/2012)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Electronique

Tome 2: Dent pour dent

4e de Couverture:

Avant, ma vie était facile. Mais ça, c’était avant.
J’ai fui tous ceux que j’aimais pour les protéger et, depuis, j’ai l’impression de tourner en rond. Pour retrouver une vie normale, il va falloir que je mette la main sur mon père et sur mon frère, ces vampires psychopathes qui cherchent à me faire la peau. Jusque-là, j’ai fait chou blanc, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Bien sûr, les pouvoirs exceptionnels que je possède devraient m’être utiles pour mener à bien ma mission. Il y a juste un tout petit problème : je ne sais toujours pas m’en servir. Heureusement, je vais trouver de l’aide là où je n’en attendais pas. Si seulement les emmerdes pouvaient se tenir à distance, cette fois…

Informations Pratiques:

  • Volume: 480 pages
  • Editeur : Milady (28/09/2012)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Papier (pour la dédicace :p)

L’avis de la croqueuse de livres:

Je me permets de faire un sujet pour les deux premiers tomes de la série pour 2 raisons:
– J’ai lu le tome 1 un certain temps avant la création de ce blog et je n’ai pas eu l’occasion de faire un topo dessus.
– Le tome 3 sort à la fin du mois, c’est donc un sujet d’actualité. 😉

Si je me suis lancée dans la lecture de cette série au départ, c’était surtout par curiosité: un roman de bit-lit écrit par une francophone et qui était déjà encensé. Je n’en ai été que plus exigeante.

L’une des premières choses qui m’ont frappées dans ce récit, c’est la grossièreté de Maeve…   j’avoue que si au début j’ai trouvé ça drôle, au bout de quelques dizaines de pages, j’avais juste envie de lui botter le train pour lui apprendre la politesse. Et pas que… Force est de constater que Maeve est très loin de la jeune fille de bonne famille – contrairement à son « ennemie », Mademoiselle Parfaite: elle est vulgaire, égocentrique, c’est une fille facile et une vraie teigne… sans oublier son fâcheux penchant pour la bouteille… Pour résumer: une véritable tête à claques.
Et elle est entourée de personnages tout aussi irritants: entre Elliot et Brianne, ses deux meilleurs amis, j’aurais peine à dire lequel j’ai trouvé le plus exaspérant.
Tout ceci ne signifie pas que je n’ai pas apprécié, au contraire, car je ne doute pas que rendre ses personnages aussi irritants était une volonté de l’auteure. Et cela est cohérent avec le récit, donc on prend sur soi et on supporte cette bande d’horripilants protagonistes pour avancer dans l’histoire qui elle est plutôt passionnante.

/!\ Attention, à partir de là, risque de Spoil jusqu’à la rubrique « Bilan »   /!\

 Donc si vous ne souhaitez pas en savoir plus, passez votre chemin. 😉 

Déjà, ici nous n’avons que deux sortes de créatures magiques: les vampires bien sûr, mais aussi les Sirhs, des sorciers. J’ai une passion pour la magie et je trouve trop rares les bonnes histoires qui reprennent cette thématique et savent la mettre en valeur.
Ici, on est servi puisqu’on apprend assez rapidement dans le tome 1 que Maeve est une hybride vampire/sorcier. Sacré mix… Ce qui la rend à la fois dangereuse et convoitée.
Dans le premier tome, on apprend aussi que son père est le méchant vampire super-puissant à abattre et qu’elle a un frère jumeau qui n’est pas beaucoup mieux…
Dans le premier opus, aux personnages que j’ai cités plus haut s’en ajoutent quelques uns plus intéressants à mon sens:
– Walter le grand-père de Maeve, Sirh et mystérieux
– Lukas, le suceur de sang qui va former Maeve à l’utilisation de ses dons vampiriques.
– Lalawethika, le géant vampire taciturne, qui je n’en doute pas, doit avoir une histoire passionnante, chose confirmée dans le tome 2 même si on n’en connait pas encore toutes les nuances.
Autre originalité: à aucun moment on ne sait où se déroule l’histoire. Aucun nom de ville, de rue, de pays… et finalement, L’auteure vivant dans les verdoyantes contrées suisses, ce n’est pas plus mal, j’imagine que comme moi, elle aurait toutes les difficultés du monde à décrire les rues d’une grande mégalopole. Donc il est franchement malin de procéder ainsi.

Dans le tome 2, on retrouve Maeve plusieurs mois après la fin du premier tome. Les personnages ont évolué, notamment Elliot, qui à mon sens devient encore plus pénible. J’ai juste envie de le secouer et de lui crier « Soit un homme bon dieu! ». Ou encore Walter qui devient franchement antipathique.
Et de nouveaux personnages, uniquement des hommes (Maeve baigne dans la testostérone, pas étonnant qu’elle soit aussi à cran… ^^°), dont certains hauts en couleurs. Mes préférés étant Barney et le duo Cormack/Rosita (elle me ferait presque apprécier les reptiles la bougresse…. presque, faut pas pousser non plus…).
L’histoire quand à elle s’étoffe. Devient plus complexe. On en apprend d’avantage sur les Sirhs (ce qui me manquait dans le tome 1) mais aussi sur Victor, dont on fait la connaissance dans des conditions qui font froid dans le dos (Merci à Marika Gallman d’avoir troublé mon sommeil avec cette scène… X_x).

Par contre, j’ai apprécié l’évolution de Maeve. Son obsession pour Lukas m’a laissé un peu pantoise par moments. Mais au niveau de son caractère, je l’ai nettement préférée au tome 1. On sent qu’elle a mûri et elle jure beaucoup moins (mes yeux en sont reconnaissants). On la voit aussi plus vulnérable, plus… humaine. Paradoxalement. Bon ceci dit, elle est toujours aussi tête brûlée et parle encore d’avantage avec les poings… mais finalement c’est aussi ce que j’aime: une héroïne forte et fragile à la fois, fêlée et prête à céder sous le poids de ce qu’elle doit porter sur ses frêles épaules… d’ailleurs à la fin du tome 2 le barrage lâche et cela laisse présager un tome 3 palpitant…

Bilan: 

Bon, j’ai clairement terminé le tome 2 frustrée et avec une certaine envie de flageller l’auteure à coup de bambou pour lui soutirer où fichtre elle veut en venir.
Le 3e opus sortant dans 30 jours (plus tôt si vous faites un tour aux Imaginales), il est évident que je vais lire la suite…

Au passage, si vous avez déjà lu les deux premiers tomes et que vous rêvez d’en savoir plus avant la sortie du 3e, l’auteure nous livrera un extrait par jour sur sa page Facebook. 😉

Notes personnelles sur le tome 2 (qui ne servent à rien mais je m’en moque parce que c’est trop bon… :p): 

L’auteure et moi avons le même âge… et inévitablement les mêmes références (pourries?),  je me suis donc bidonnée toute seule durant tout le tome 2 devant des clins d’œil faits à des films/livres/chansons de ma jeunesse…
Voici celles que j’ai relevé, j’en ai certainement manqué (et comme je suis cruche, je ne les ai pas toutes notées au fur et à mesure…), n’hésitez pas à me les soumettre dans les commentaires. 🙂

-Highlanders (la série)
– Willow
– H2G2
– Star Wars
– Beverly Hills
– SDA
– Terminator
– Je soupçonne aussi une référence à la pub d’un opticien pour le 4e de couverture… mais là c’est peut-être capillotracté…

Autre chose: j’aimerais savoir ce que Marika Gallman a fumé/bu/mangé avant de décrire le Paradis Perdu… je veux la même chose avant de passer mes exam! =)

Note globale: 16,5/20

[Lecture] Sarah Dearly – Tomes 1 & 2 [Michelle ROWEN]

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Tome 1: Mordue

4e de Couverture:

Dure semaine. Mon rendez-vous d’enfer venait vraiment de l’enfer et il m’a mordue ! Je suis devenue une vampire. Mais j’ai tout de même rencontré un homme ce soir-là. Il est sexy, il a six cents ans et il est suicidaire. Personne n’est parfait, pas vrai ? Nous avons passé un marché : il m’apprend les ficelles du monde des vampires et je l’aide à se tuer. Bon, c’est pas gagné avec un immortel, mais je sais que je peux le convaincre que la vie vaut la peine d’être vécue, avec moi de préférence ! Sauf que pas mal de gens veulent nous faire la peau, à commencer par ces chasseurs de vampires, ces crétins qui ne comprennent rien à rien. Enfin bon, si tout se passe comme prévu, j’aurai un cavalier au mariage de ma cousine !

Informations Pratiques:

  • Poche: 446 pages
  • Editeur : Milady (20/08/2010)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version numérique

Tome 2: Accro

4e de Couverture:

Je m’appelle Sarah Deardy et je viens d’être changée en vampire. Il n’y a hélas pas de désintox pour ça… . Cela fait à peine un mois, mais je suis déjà à l’origine d’une guerre entre les paisibles buveurs de sang et une bande de chasseurs sociopathes qui m’a surnommée « la tueuse de Tueur ». En plus, mon merveilleux petit ami de six cents ans a décidé que la différence d’âge n’était pas le seul problème entre nous, et mon pote sexy en profite pour transformer nos cours d’autodéfense en flirts torrides. Trop c’est trop! Il y a un moment où une vampire doit prendre sa vie en main pour obtenir ce qu’elle veut. C’est ce que je ferai dès que j’aurais trouvé de quoi il s’agit…

Informations Pratiques:

  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Milady (19/12/2010)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version numérique

L’avis de la croqueuse de livres:

Ces deux opus font partie de mes achats faits à l’occasion des opération à 0,99cts€ de Milady.
Je les ai pris, attirée par la promesse d’une lecture légère, ce qui n’est pas toujours donné en Bit-lit.
J’avoue avoir eu beaucoup de mal à accrocher… aussi, le tome 1 terminé, je me suis attelée au tome 2 sans grand enthousiasme.
La lecture n’est pas déplaisante et se fait rapidement. Mais globalement, j’ai trouvé les personnages ternes et inconsistants, le scénario un peu boiteux et l’humour plutôt fadasse.
Sarah m’a tapé sur les nerfs du début à la fin. On aurait pu penser qu’elle évoluerait de façon positive, gagnerait en maturité en même temps qu’en pouvoir? Et non… Quand à son pendant masculin, il ennuyeux et je ne lui ai trouvé aucun charisme. Je ne m’étendrais pas non plus sur les personnages secondaires qui sont aussi improbables que casse-pieds…
Quand au scénario, il ne m’a pas vraiment tenue en haleine et l’humour m’a laissée de glace car il n’était pas naturel (on le sentait forcé).

Bilan:

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché à cette série. J’aime l’humour dans la bit-lit ou l’urban fantasy et à mon sens, un certain nombre de séries excellent dans ce domaine, mais ce n’est pas le cas de celle-ci. A vouloir être trop drôle et légère, on perd tout intérêt tant pour les personnages que pour l’histoire.
Je ne poursuivrais donc pas. 🙂

Note globale: 8/20