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[Lecture] Rue Farfadet: Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé. [Raphaël ALBERT]

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4e de Couverture:

Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Chapeau melon vissé sur le crâne, clope au bec, en compagnie de son fidèle ami Pixel, il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères à photographier, des maris jaloux, des femmes trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux que tout ceci. Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars, les cafés et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames…
Jusqu’au jour où, lors d’une banale enquête de routine, il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 280 pages
  • Editeur :  Editions Mnémos (6 juin 2013)
  • Collection : Helios
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Dans une quête entamée depuis l’année dernière de découvrir de nouveaux auteurs français et de mieux connaître certaines maisons d’édition spécialisées dans la SFFF, j’ai parcouru le catalogue des Éditions Memnos et j’ai flashé sur ce livre qui vient de sortir en poche (il a déjà été édité en version brochée en 2010).

Me voilà donc à découvrir un Paris alternatif, rebaptisé Panam, à la fin du XIXe. L’auteur prend audacieusement le parti de nous présenter une uchronie reposant sur quelques modifications non négligeables de l’Histoire, comme l’immersion des créatures fantastiques dans les rues de la Capitale. Ainsi, entre les centaures taxis, cheminent des nains, des gobelins, farfadets et autres petites gens qui bien loin des contes de fées se parent ici de tous les travers du poulbot de base et d’une verve digne d’un Gavroche.
Panam est une ville grouillante, magnifique et détestable, où la révolte tantôt murmure tantôt gronde. C’est dans ce décor que l’on retrouve un elfe échoué là après son bannissement de sa forêt natale: Sylvo Sylvain, accompagné de son fidèle et minuscule ami, Pixel.
Sylvo, un antihéros, un peu trop porté sur la bouteille, qui aurait pu rivaliser avec les figures du roman noir des années 50, se retrouve malgré lui embringué dans une sale histoire qui mêle politique, argent, mafia. Ne cherchant qu’à sauver sa peau mais sans pour autant arriver à se détacher complètement d’une certaine envie de faire ce qui est juste, il va rencontrer une galerie de personnages, hauts en couleurs ou non, et se prendre aussi quelques gnons au passage.

J’avoue avoir été charmée par la plume de l’auteur qui est pour moi du même acabit que celle de Pierre Pevel, ce qui, vu ma grande admiration de cet écrivain, n’est pas peu dire.
Je ne suis pas une passionnée de polar, et c’est clairement ce que nous avons ici puisque l’on y retrouve tout ce qui donne son âme au polar hardboiled, mais j’ai malgré tout bien accroché grâce au côté urban fantasy tant les choses sont bien décrites.
Effectivement, en nous baladant de Mygale à la butte Momie en passant par les rives de la Veine, Raphaël Albert nous dépeint un Panam pittoresque et attachant (et pourtant je ne suis pas une grande fan de Paris), enchaînant les clins d’œil à un rythme tel que j’en ai certainement manqué beaucoup. J’ai particulièrement aimé les jeux de mots sur les noms de certains personnages.
Bref, plus que pour l’intrigue, j’ai eu un véritable coup de cœur pour le style d’écriture et de narration de l’auteur.
En ce qui concerne l’histoire, l’enquête se déroule sur plusieurs niveaux, empêchant ainsi d’en deviner trop rapidement le dénouement, pour mon plus grand plaisir. L’intrigue est solide et bien menée et même en n’étant pas amatrice d’enquête policière, j’ai apprécié son déroulement, même si la fin m’a laissé un goût amer, sans doute suis-je trop fleur bleue… mais je n’en dirai pas d’avantage.

Passons plutôt aux personnages. Sylvo tout d’abord… comment ne pas aimer Sylvo? Il est charmant, charmeur, blasé et au final plutôt sensible sous sa carapace un peu grande-gueule. Il est plutôt attachant et on n’a qu’une envie: en apprendre plus sur son passé, trouble et certainement très douloureux pour le peu qu’on nous en dévoile. Seul élément tangible de ce passé qui le suit encore: Pixel, un petit bonhomme mélange entre la fée Clochette et Tom Sawyer, gouailleur et courageux, mais surtout, fidèle à Sylvo. Pixel est une adorable tête à claques, mais on sent que sans lui, Sylvo aurait sombré depuis longtemps.
Ces deux personnages un poil goguenards et cyniques apportent également un humour acide et rafraichissant qui confère à ce roman son originalité.
Je n’évoquerai pas les autres personnages pour ne pas risquer de spoiler, mais certains sont particulièrement délectables, tels Broons ou Harry.

Bilan: 

 Une merveilleuse plume, des personnages savoureux, une intrigue qui tient la route: Rue Farfadet tient ses promesses en réunissant tous les ingrédients qu’on attend d’un bon livre.
Inutile de dire que le tome 2 des aventures de Sylvo a rejoint ma PAL, même s’il n’est pas en haut de la pile. 😉

Note globale: 17,5/20

[Lecture] La nuit du solstice : Tome 1 & 2 : Solstice d’hiver – Un coeur indompté [J.L. SMITH]

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4e de Couverture:

Selon la légende, il y a bien longtemps, les passages reliant la Terre au Féérie Féerie ont été scellés, éloignant à jamais les humains de ce monde où les contes vivent encore. Seule la magicienne Morgana Shee détient le secret du dernier enchantement qui en ouvre les portes. On raconte que sa résidence est construite sur le dernier passage existant…La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, la Féérie. Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu. Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage. Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible? Trouver le passage ou se perdre à jamais…
 

Informations Pratiques:

  • Volume: 488 pages
  • Editeur :  Michel Lafon (21 juin 2012)
  • Collection : /
  • Version papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Tout d’abord, désolée de m’être faite un peu rare ces temps-ci… mais j’ai une bonne excuse, depuis quelques semaines je n’arrête pas de courir entre le travail, des oraux de concours et la reprise de mes études. Sans compter qu’avec l’arrivée de l’automne, j’ai une bonne crève qui s’éternise depuis 3 semaines…
Peu de temps pour rédiger des chroniques mais aussi pour lire. Même si j’avoue que le temps que j’ai passé à lire ce livre n’est pas uniquement dû à mon emploi du temps chargé… Effectivement, si j’ai été séduite par la couverture sublime et le 4e de couverture qui me paraissait assez sympa, j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher à cette histoire.

A la base de l’histoire, on fait la connaissance d’une gentille fratrie de 3 soeurs et un frère ayant tous des caractères assez disparates. Suite à un concours de circonstances et à l’intervention d’une renarde, ils découvrent que de l’autre côté d’un passage, ici figuré par une multitude de miroirs, il existe un monde étrange, celui des sorciers et des fées.
Nous les suivrons alors dans leur quête de la sorcière Morgana qui est sensée pouvoir empêcher un méchant sorcier d’envahir notre monde.

Sur le fond j’ai trouvé l’idée intéressante car je suis toujours curieuse de voir comment sont traitées les thématiques relatives aux fées, d’autant plus qu’ici le tout est mâtiné de légendes celtes et arthuriennes dont je suis friande.
Sur la forme je suis plutôt circonspecte. Il y a de bonnes idées, vraiment, mais j’ai la désagréable impression que tout est bâclé, que l’auteur n’explique pas des choses qui devraient l’être et surtout que les personnages sont creux.
Outre les enfants qui sont trop adultes à mon sens, les adultes eux au contraire sont puérils au possible. Les artefacts, tout comme les créatures féériques auraient pu être intéressants s’ils étaient expliqués, à l’instar de l’organisation du monde féérique.
Le personnage de Janie, antipathique mais brillant, est selon moi le plus intéressant… et celui de son jumeau, Charles, le plus inutile. La soeur de Morgana est aussi un personnage qui aurait pu avoir des ressources s’il avait été mieux exploité; là il apparait plus évaporé qu’autre chose.
Seul le personnage de Merlin dans le tome 2 m’a semblé un peu plus abouti que les autres mais je regrette encore une fois de ne pas en avoir su d’avantage et qu’on nous lâche des faits dans plus d’explication.

Pour les points positifs, car il y en a bien quelques uns, j’ai aimé la version de l’auteure de la légende arthurienne, elle est originale et assez cohérente. J’ai trouvé intéressante aussi la façon dont le système de magie est traité avec le système des crosses, je déplore cependant les explications trop lacunaires à ce sujet.

Bref, de bonnes idées, mais largement sous exploitées avec un style d’écriture à mon sens plus que médiocre.
Je n’ai jamais rien lu d’autre de JL Smith, même si j’ai vaguement suivi l’adaptation de ses livres en séries TV (Vampire Diaries et The Secret Circle) et j’ai cru comprendre que la Nuit du Solstice était son premier livre… ceci dit, il y a des premiers romans qui me laissent un goût beaucoup moins amer en bouche.

Bilan: 

 Une lecture longue et difficile que je ne conseille pas malgré quelques bons côtés qui ont été mis au rebut par tous ses défauts.

Note globale: 10/20

[Lecture] Le protectorat de l’ombrelle, t:1: Sans âme [Gail CARRIGER]

4e de Couverture:

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

Informations Pratiques:

  • Volume: 324 pages
  • Editeur :  Orbit (12 janvier 2011)
  • Collection : Orbit
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Toujours dans ma lubie actuelle orientée sur l’époque victorienne, je me suis lancée dans la lecture du premier tome d’une série que je voulais lire depuis longtemps: Le Protectorat de l’Ombrelle.

Je m’attendais à quelque chose d’assez sobre (oui, malgré le résumé…) et j’ai ainsi été surprise du (gros) brin de folie dont a fait preuve Gail Carriger dans la rédaction de son récit. Effectivement, si le 19e est bien présent par de nombreux aspects, on est loin du côté un peu « coincé » qu’on retrouve généralement à cette époque. Je conçois que cela puisse perturber les puristes, ayant moi-même à mon actif quelques années sur les bancs d’une fac d’Histoire, je grince souvent des dents face aux anachronismes, fautes de langages et autres joyeusetés qui peuvent nuire à l’historicité d’un récit d’époque.
En l’occurrence, ici, cela ne m’a absolument pas dérangée tant les personnages sont truculents et l’histoire prenante.

Miss Alexia Tarrabotti, vieille fille (de 26 ans) d’origine Italienne par son père, a une fâcheuse tendance à s’attirer des ennuis. Dôtée d’une famille aussi frivole qu’envahissante, elle est dépourvue d’âme; ce qui fait que tout contact physique d’une créature surnaturelle avec la demoiselle, annule les pouvoirs de cette dernière et la rend humaine (les vampires perdent leurs crocs, les loup-garous leur fourrure…). On appelle les personnes comme Alexia des « paranaturels », ces derniers étant aussi rarissimes que craints par les « surnaturels », car ils avaient longtemps été employés comme chasseurs afin d’éradiquer les vampires et autres bêtes à poils.
Dans cet univers, les créatures surnaturelles sont connues et intégrées par les humains, du moins en Angleterre, on apprendra durant le récit que ce n’est pas le cas partout. Une institution nommé le BUR est chargée de contrôler les créatures surnaturelles (les référencer, enquêter en cas de crime les impliquant…), ce dernier est dirigé par le Comte Connal Maccon qui est accessoirement l’Alpha de la meute locale.
Alexia se trouve embarquée malgré elle (même si son sale caractère ne l’aide pas à éviter ce genre d’écueils) dans une sombre machination qui pourrait bien poser problème pour toute la communauté surnaturelle, effectivement, des vampires et des garous disparaissent sans laisser de traces. D’abord soupçonnée, Alexia prend les choses en main et enquête sur l’affaire, au grand dam de lord Maccon, un brin macho sur les bords.

L’histoire en elle-même est sympa, mais un peu cousue de fil blanc.
Ce sont surtout les personnages qui m’ont fait accrocher à l’histoire. Je n’en citerai que quelques uns, mais honnêtement, ils valent presque tous le détour (sauf peut-être les deux demi-soeurs d’Alexia qui sont superficielles au possible).
Alexia: 26 ans, pas d’âme et toujours pas mariée car sa mère a refusé de faire des frais pour son introduction dans la bonne société londonienne, jugeant son physique trop ingrat et son caractère trop imbuvable pour que cela vaille l’investissement. On sent qu’elle est le mouton noir de sa famille, et malgré son physique certes atypique mais toutefois agréable, elle manque cruellement de confiance en elle. Cela ne l’empêche cependant pas d’être très cultivée (n’ayant pas eu à minauder comme les jeunes femmes de son âge, elle a pu se concentrer sur les études) et d’avoir un tempérament bien trempé qui la fait souvent passer outre les convenances et les conventions sociales de l’époque. Alexia est indépendante, téméraire et brillante. Pour moi c’est la femme idéale. 🙂
Lord Maccon: macho, buté, impulsif, protecteur. Je pense que ces mots pourraient résumer la personnalité de l’Alpha local de Londres. On en sait assez peu sur son passé, hormis qu’il vient d’Ecosse et qu’il est craint par tous les loups-garou. C’est un personnage néanmoins attachant à sa façon et qui forme un binôme cocasse avec son second, le Docteur Llyal (qui lui est posé, réfléchi, stoïque en toutes circonstances).
Lord Adelkama: un très vieux vampire aux mœurs… disons, dissolues. Mais qui vaut vraiment le coup d’œil.
Miss Ivy: la meilleure amie d’Alexia, qui est aussi prude que son amie est audacieuse. Ses goûts vestimentaires sont presque aussi distrayants que ceux de Lord Adelkama…

Le livre est une succession de situations drôles et cocasses qui font qu’il se lit très vite et qu’il coule tout seul. D’aucuns trouveront que c’est trop, personnellement j’ai aimé.

Bilan: 

 Un livre que je conseille à toute personne aimant l’époque victorienne qui a besoin de rire et qui aime les personnages hauts en couleurs.

Note globale: 18/20

[Lecture] Maeve Regan, t.3: La dent Longue [Marika Gallman]

4e de Couverture:

Depuis que je sais qu’il y a un traître parmi nous, ma vie n’a plus rien de facile. Je dois recruter un max de vampires pour constituer ma propre armée afin de combattre celle de mon père, qui a toujours la ferme intention de me tuer pour me voler mes pouvoirs. Rien que ça. Mais c’est une excellente motivation pour parfaire mon apprentissage de la magie, puisque l’heure de la confrontation approche. Tout ça serait déjà bien assez compliqué sans y ajouter mon imbécile de frère, qui essaie de me mettre des bâtons dans les roues. Et le fantôme de mon ancien amant, qui me poursuit. Je crois que je suis en train de devenir folle.

Informations Pratiques:

  • Volume: 476 pages
  • Editeur :  Milady (31 mai 2013)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

J’avoue que j’avais prévu de lire ce tome 3, trouvant la série plaisante mais sans plus (certains des personnages me tapaient royalement sur le système – vous trouverez mon avis ici), cependant elle n’était pas au sommet de ma PAL. Mais après le teasing de Marika Gallman pour la sortie de la « Dent Longue » et les multiples avis que j’avais lu sur le sujet, j’ai profité de mon envie de faire une petite pause dans mon trip « steampunk et 19e » pour lire quelque chose d’un peu plus actuel.
Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, passez votre chemin, il y a des références à ces derniers. Les spoils concernant le tome 3 seront cachés au cas où vous ne souhaiteriez pas les voir. 🙂

A la fin du 2e opus, nous avons quitté une Maeve complètement détruite: invasions d’araignées, prise de conscience de la présence d’un traitre dans le groupe, rencontre avec son père… et surtout, à cause de ce dernier, elle a planté un pieu dans le coeur de Lukas…
Mais pas de répit pour les braves. Notre percutante héroïne n’a pas le temps de faire son deuil: elle a une armée à monter, son père à débusquer et un traître à retrouver.
Maeve est ici à la frontière de la folie, prête à sombrer dans la démence à tous les instants. Elle doute d’avoir vraiment tué son amant, après tout, Victor est bien « Le Roi de l’Illusion » non? Et surtout, elle se méfie de tout le monde. Elle voit le traître partout, ne comptant plus que sur elle même et parfaitement consciente que ses divagations pourraient lui être fatales, aussi indestructible semble t-elle être.

Dans ce tome, on sent que le passage à l’action ne va plus tarder. Maeve s’est constitué une armée, se retrouve maître d’un château et doit composer avec un personnage déjà aperçu dans le tome 2 mais qui prend ici une toute autre dimension: Trevor. Elle doit aussi tenter de tirer les vers du nez de son adorable mais néanmoins psychopathe frangin qu’elle garde enfermé dans une geôle, ce dernier ne se montrant pas tout à fait coopératif.
Notre vindicative héroïne va aussi devoir faire face aux fantômes du passé de gens qui lui sont proches et découvrir que sa famille n’est pas aussi réduite qu’elle le pensait.
Je ne vous en dirai pas plus quand à la trame de l’histoire, mais sachez que les personnages ont, à mes yeux, tous gagné en profondeur. Même ceux qui m’agaçaient, notamment Eliot.
Je craignais au départ que l’absence de Lukas ne nuise à l’histoire, mais en fait pas du tout. Un autre personnage a permis de combler ce « manque » sans pour autant remplacer le séduisant vampire: Trévor. Si dans le tome précédent j’avais eu la méchante envie de lui planter un pieux dans le coeur, dans cet opus on apprend à mieux le connaître et j’avoue avoir eu un gros coup de… coeur, justement. Il s’avère en fait être un personnage assez complexe et son attitude lors du tome 2 et le début du 3 apparaît finalement tout à fait légitime.
Et celle qui devient petit à petit mon personnage préféré… Rosita… et pourtant j’ai la phobie des reptiles depuis l’enfance… Elle est forte M. Gallman… très forte…

Pour les petits curieux, quelques spoils:

[spoiler title= »spoiler, ne cliquez pas si vous ne voulez rien savoir… » open= »0″ style= »1″]- Lala sait parler! Sisi je vous jure… ça choque! 😉
– Avant j’aimais bien Lukas… mais c’était avant de lire ce tome… maintenant, j’ai juste envie de l’embrocher… après, connaissant l’affection de l’auteure pour les rebondissements, il est possible que je change encore d’avis par la suite… mais pour le moment je n’ai pas envie que Maeve se remette avec lui… et puis franchement… Trevor quoi… <3
– Barnay, Barnay, Barnay… mon petit… un peu de savoir vivre avec belle-maman ne ferait pas de mal… (mais ceci-dit, perso j’avais supposé depuis un moment que Julian était gay… donc ça ne m’a pas surprise du tout de retrouver la langue de Barney dans sa bouche…)
– L’autre couple qui s’est formé au cours du récit ne m’a pas surprise non plus… cela a été bien amené… ^^
– J’ai trouvé la fin de Victor un peu trop rapide…. du coup je me fais déjà des nœuds au cerveau en me disant qu’il n’est peut-être pas vraiment mort? Après tout il est bien le roi de l’illusion? Raaaaaah @_@
– Je suis triste de voir qui est le traitre… je m’étais prise d’affection pour lui… mais j’ai vraiment hâte de connaître le détail de ses motivations car pour le moment ce n’est pas très clair dans ma tête…[/spoiler]

Je ne peux m’empêcher de prévenir les lecteurs avertis que vous êtes sans doute, que vous aurez probablement besoin d’un tube d’Efferalgan, voir de Prozac pendant et après la lecture de ce tome.
Effectivement, Marika Gallman, qui avait déjà torturé ses lecteurs pendant un mois avant la sortie de l’opus en bombardant un extrait par jour, a visiblement pris un malin plaisir à la perspective de supplicier encore d’avantage ses lecteurs en leur retournant le cerveau comme une crêpe…  et plusieurs fois en plus.
En gros: ne vous attachez pas trop à vos théories, ni même à vos personnages fétiches, les premières seront sans doute erronées et les seconds seront soit morts, soit félons…
C’est aussi ce qui m’a plu (oui, j’avoue que je dois aussi être maso… un peu…), il est rare qu’un livre me surprenne. Souvent, je devine la fin et là… et bien je peux dire que j’ai fini avec la mâchoire sur les genoux.

Mais l’auteure n’est pas seulement sadique, elle a aussi des références (pourries? :p) typiques de sa génération (dont je fais partie vu que nous avons le même âge) qui font que par moment je me bidonne toute seule devant ma tablette… Non mais… Docteur Quinn quoi? Sérieux?

Bilan: 

A mon sens le meilleur des trois tomes de la série pour le moment. Les personnages gagnent de la profondeur, l’intrigue aussi. Si vous étiez sceptiques après la lecture des deux premiers opus, n’hésitez pas à lire celui-ci. Je pense que vous trépignerez ensuite d’impatience pour lire le tome 4 (qui au passage mettra l’adorable Rosita en avant sur la couverture 😉 ).

Note globale: 18/20

[Lecture] Steampunk Chronicles t.05: L’Etrange secret de Finley Jayne [ Kady CROSS ]

4e de Couverture:

Finley Jayne voudrait bien n’être qu’une jeune fille comme les autres. Mais, depuis quelque temps, elle sent se développer en elle une part sombre qui lui donne d’étonnants pouvoirs. Des pouvoirs qu’elle va bientôt mettre à l’épreuve d’une terrifiante machination…

Informations Pratiques:

  • Volume: 87 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (21 mai 2012)
  • Collection : Darkiss
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Un petit moment que je n’ai rien posté ici… et pourtant l’article était prêt depuis un moment… congés obligent, j’espère que vous me pardonnerez. 😉

J’ai lu cette préquelle après le tome 1. Et je pense que c’était une bonne idée car finalement d’avoir lu le premier tome avant m’a permis de bien mieux comprendre les subtilités de cette préquelle. Je partirai donc aussi du principe que vous avez lu mon article sur le tome 1 (cliquez ici). Nous retrouvons donc Finley avant sa rencontre avec Griffin & Cie. Son dédoublement de personnalité a commencé à avoir lieu quelques temps avant auparavant et elle est complètement désemparée. La nouvelle commence alors qu’elle vient de se faire renvoyer d’un poste d’employée de maison pour avoir frappé la gouvernante. Alors qu’elle est de retour chez sa mère, un peu honteuse, Lady Morton vient en personne la chercher afin qu’elle devienne la dame de compagnie de sa fille.
La jeune fille en question doit prochainement épouser un lord beaucoup plus âgé qu’elle et n’en semble pas vraiment ravie… A juste titre.
Il s’avère que les intentions de ce dernier sont loin d’être honorables. C’est la raison pour laquelle Mme Morton, sachant que Finley est une personne loyale (elle avait frappé la gouvernante pour protéger un enfant) et incroyablement forte, a embauché cette dernière, espérant qu’elle pourrait protéger sa fille.  Et grand bien lui en a pris car Finley, qui s’attache très vite à la pétillante jeune fille, fera en effet tout son possible pour la préserver de la machination dont elle fait l’objet.

Ce récit est une grosse nouvelle d’une centaine de pages, ce qui est en soi assez peu. Mais elle est loin d’être bâclée pour autant. Pour tout dire, je l’ai même trouvée encore mieux construite que le tome 1.
L’intrigue est solide, les personnages intéressants. J’ai été heureuse de faire mieux connaissance avec les parents de Finley qu’on voit assez peu dans le premier tome de la série, ici on comprend un peu mieux sa mère et l’attachement de Finley à sa famille. Cette dernière est aussi plus touchante que dans le premier opus puisqu’ici elle est vraiment LE personnage central. On est conforté dans le fait que c’est une jeune fille qui a de solides valeurs et qu’elle est prête à beaucoup pour protéger ceux à qui elle tient. Bref, sincère et tourmentée, tout ce que j’aime. 🙂
Ce qui est très sympa c’est qu’on fait déjà connaissance avec les rouages de l’univers de Kady Cross, Griffin est même évoqué alors que Finley ne l’a pas encore rencontré. J’ai pu comprendre beaucoup de choses qui m’avait peut-être échappées dans le premier opus grâce à cette préquelle et m’imprégner d’avantage de plusieurs particularités de cet univers.

Bilan: 

 Une histoire courte très sympa que je conseille aux gens qui voudraient se lancer dans la lecture de Steampunk Chronicle car elle en pose bien les bases et permet de se familiariser avec le monde que l’auteure a voulu mettre en place.

Note globale: 17,5/20