Archives pour l'étiquette Merlin

[Lecture] La nuit du solstice : Tome 1 & 2 : Solstice d’hiver – Un coeur indompté [J.L. SMITH]

la-nuit-du-solstice

4e de Couverture:

Selon la légende, il y a bien longtemps, les passages reliant la Terre au Féérie Féerie ont été scellés, éloignant à jamais les humains de ce monde où les contes vivent encore. Seule la magicienne Morgana Shee détient le secret du dernier enchantement qui en ouvre les portes. On raconte que sa résidence est construite sur le dernier passage existant…La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, la Féérie. Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu. Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage. Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible? Trouver le passage ou se perdre à jamais…
 

Informations Pratiques:

  • Volume: 488 pages
  • Editeur :  Michel Lafon (21 juin 2012)
  • Collection : /
  • Version papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Tout d’abord, désolée de m’être faite un peu rare ces temps-ci… mais j’ai une bonne excuse, depuis quelques semaines je n’arrête pas de courir entre le travail, des oraux de concours et la reprise de mes études. Sans compter qu’avec l’arrivée de l’automne, j’ai une bonne crève qui s’éternise depuis 3 semaines…
Peu de temps pour rédiger des chroniques mais aussi pour lire. Même si j’avoue que le temps que j’ai passé à lire ce livre n’est pas uniquement dû à mon emploi du temps chargé… Effectivement, si j’ai été séduite par la couverture sublime et le 4e de couverture qui me paraissait assez sympa, j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher à cette histoire.

A la base de l’histoire, on fait la connaissance d’une gentille fratrie de 3 soeurs et un frère ayant tous des caractères assez disparates. Suite à un concours de circonstances et à l’intervention d’une renarde, ils découvrent que de l’autre côté d’un passage, ici figuré par une multitude de miroirs, il existe un monde étrange, celui des sorciers et des fées.
Nous les suivrons alors dans leur quête de la sorcière Morgana qui est sensée pouvoir empêcher un méchant sorcier d’envahir notre monde.

Sur le fond j’ai trouvé l’idée intéressante car je suis toujours curieuse de voir comment sont traitées les thématiques relatives aux fées, d’autant plus qu’ici le tout est mâtiné de légendes celtes et arthuriennes dont je suis friande.
Sur la forme je suis plutôt circonspecte. Il y a de bonnes idées, vraiment, mais j’ai la désagréable impression que tout est bâclé, que l’auteur n’explique pas des choses qui devraient l’être et surtout que les personnages sont creux.
Outre les enfants qui sont trop adultes à mon sens, les adultes eux au contraire sont puérils au possible. Les artefacts, tout comme les créatures féériques auraient pu être intéressants s’ils étaient expliqués, à l’instar de l’organisation du monde féérique.
Le personnage de Janie, antipathique mais brillant, est selon moi le plus intéressant… et celui de son jumeau, Charles, le plus inutile. La soeur de Morgana est aussi un personnage qui aurait pu avoir des ressources s’il avait été mieux exploité; là il apparait plus évaporé qu’autre chose.
Seul le personnage de Merlin dans le tome 2 m’a semblé un peu plus abouti que les autres mais je regrette encore une fois de ne pas en avoir su d’avantage et qu’on nous lâche des faits dans plus d’explication.

Pour les points positifs, car il y en a bien quelques uns, j’ai aimé la version de l’auteure de la légende arthurienne, elle est originale et assez cohérente. J’ai trouvé intéressante aussi la façon dont le système de magie est traité avec le système des crosses, je déplore cependant les explications trop lacunaires à ce sujet.

Bref, de bonnes idées, mais largement sous exploitées avec un style d’écriture à mon sens plus que médiocre.
Je n’ai jamais rien lu d’autre de JL Smith, même si j’ai vaguement suivi l’adaptation de ses livres en séries TV (Vampire Diaries et The Secret Circle) et j’ai cru comprendre que la Nuit du Solstice était son premier livre… ceci dit, il y a des premiers romans qui me laissent un goût beaucoup moins amer en bouche.

Bilan: 

 Une lecture longue et difficile que je ne conseille pas malgré quelques bons côtés qui ont été mis au rebut par tous ses défauts.

Note globale: 10/20

[Lecture] Les Chemins de Camelot, Tome 2 : L’honneur de Camelot [Sarah ZETTEL]

 4e de Couverture:

Elen est une jeune guérisseuse et la fille d’un chef gallois.

Elle brûle de venger le massacre des siens perpétré par Urien, l’amant de la sorcière Morgaine. Celle-ci a juré la disparition du clan de la jeune femme afin d’empêcher toute alliance avec son demi-frère, le roi Arthur. Mais Elen n’aura de cesse de réclamer justice. Et elle devra faire appel à tout son courage et à toute sa détermination si elle veut affronter la plus puissante sorcière de l’Île de Bretagne ! Heureusement, la noble demoiselle n’est pas seule: pour l’honneur de Camelot, le chevalier Geraint va voler à son secours !

Informations Pratiques:

  • Poche: 435 pages
  • Editeur : Milady (1er Janvier 2011)
  • Collection : Fantasy
  • Version numérique

L’avis de la croqueuse de livres:

Etant donné que j’ai apprécié le tome 1, j’ai aussi tôt foncé sur le tome 2 de cette quadrilogie.

C’est donc ici le deuxième tome d’une série de 4 livres reprenant tous les légendes de la Table Ronde dont les héros ne sont ni Merlin, ni Arthur ou encore Lancelot, mais les 4 Neveux d’Arthur: Gauvain, Geraint, Gareth et Agravain. Chaque tome reprend l’histoire de l’un des frères.

Ce second tome traite de l’histoire de Geraint. Chevalier un peu effacé par rapport ses deux ainés, Gauvain et Agravain, il est à la recherche de la reconnaissance de ses pairs, considérant qu’il n’a été admis à la table ronde que parce qu’il est le neveu du roi Arthur.

Alors déjà, pour commencer, le résumé correspond moyennement à l’histoire.
En effet Elen est une guérisseuse (sage-femme en fait) et fille d’UNE chef de clan. Ce qui a son importance étant donné que dans la culture de la jeune femme (des peuplades qui ne sont pas encore alliées à Camelot), il n’est pas rare que les femmes soient émancipées et gouvernent, chose parfaitement admise (j’avoue que ça a fait vibrer ma fibre féministe ^_^). Ce qui m’a un peu plus perturbée est sans doute le fait que Morgane est dénommée Morgaine dans ce second tome (sans doute une faute d’attention au niveau de la traduction. Les deux dénominations sont justes, mais j’aurais trouvé plus logique de lui conserver le même nom dans tous les tomes pour ne pas perdre le lecteur).
Désolée par avance des dimensions astronomiques de mon spoiler, mais sur ce livre il est très difficile de parler de l’histoire sans donner des informations clés tellement il y en a tout au fil de l’histoire.

[spoiler] Au début du tome, on voit un forgeron qui passe un pacte avec quelqu’un qui ressemble furieusement à un elfe. Cela se passe quelques siècles avant le récit, mais cela a son importance pour la suite).

A l’époque qui nous intéresse, la mère de la jeune Elen reçoit des émissaires du Roi Arthur qui souhaitent parlementer pour s’allier la tribu qu’elle dirige. Dans cette délégation se trouve le chevalier Geraint, mais si nos deux héros semblent troublés l’un par l’autre, ils n’ont encore aucun contact. 

Urien, chef d’une tribu voisine et amant de Morgane (franchement, je ne vois pas ce qu’une femme aussi puissante peut trouver à un animal pareil, mais bon, passons…), ne voit pas cela d’un bon œil et à peine la délégation d’Arthur partie, il décime la tribu d’Elen. 
Celle-ci en réchappe car cette nuit là, elle était dans l’autre monde en train d’aider la Reine des Elfes à accoucher. Lorsqu’elle revient chez elle, son monde s’est écroulé et elle ne pense plus qu’à une chose: la vengeance. 
En souhaitant aller retrouver Arthur pour lui demander son aide, elle fait la rencontre de Morgane qui sent que la jeune femme a un grand pouvoir. Pour l’empêcher de lui nuire, plutôt que de la tuer (ça aurait été trop simple, hein? ^^) elle lui arrache le cœur et l’abrite dans un faucon. Le destin de la jeune femme est alors désormais étroitement lié à celui de l’oiseau: quiconque possède le faucon peut imposer sa volonté à Elen – et si cette dernière s’éloigne trop du volatile, elle risque de perdre la raison.

Privée de sa liberté, mais faisant encore preuve d’une volonté sans failles, c’est alors qu’Elen fait appel au sang qui coule dans ses veines pour appeler à l’aide Merlin qui est en fait un lointain parent (oui, c’est tiré par les cheveux, j’avoue).

Merlin fait alors part de ce qu’il a appris à Arthur et ses neveux. 
Au passage on a le droit à quelques révélations sur la famille et on apprend aussi que Rhian, héroïne du tome 1 mariée avec Gauvain attend un heureux événement. 

A partir de ce moment là, Geraint décide d’aller à son secours, accompagné de l’opiniâtre Agravain (aussi appelé le « rabat-joie de service »). 

Par un concours de circonstances, Geraint et Elen se retrouvent mariés et parviennent à s’enfuir du joug de Urien, Elen ayant retrouvé une certaine autonomie en devenant maîtresse de son faucon mais devenant au fil des pages aussi sauvage que lui. 
S’en suivent un certain nombre d’aventures et puis arrive la plus grosse partie de l’histoire lorsqu’ils se retrouvent prisonniers d’un allié/ennemi de Morgaine, Le Petit Roi.
J’avoue que du début j’ai trouvé que ce gars n’était pas très net et la suite m’a plutôt donné raison.
L’histoire étant vraiment très complexe donc je ne développerai pas d’avantage, sachez juste que Elen découvrira une partie de l’étendue de ses pouvoirs, qu’elle reverra son ancêtre, et que Geraint fera ses preuves comme chevalier.

A noter au niveau des personnages:
– Elen en lutte avec les instincts prédateurs que lui insuffle le faucon
– Geraint qui craint que sa belle n’apprenne son lien de parenté avec Morgaine et ne lui tourne le dos à cause de cela. -> Cela arrivera en partie. 

Au final, tout est bien qui finit bien: les méchants (Le petit Roi et Urien) meurent, la Grande Méchante (Morgaine) rumine sa future vengeance et les héros (Geraint et Elen) sont sains et sauf et sont mariés pour de bon. 

Par contre on ne sait pas s’il retournent au palais ou s’ils restent dans le village d’Elen pour le reconstruire.. ça manque un peu d’épilogue tout ça…  [/spoiler]

Bilan: 

 Je ne sais pas ce que fume l’auteure, mais ça a l’air d’être assez costaud parce qu’elle part dans des délires parfois (souvent?) assez difficiles à suivre et a réussi à me perdre entre des détails historiographiques ou mythologiques avérés et ses propres inventions. Elle arrive à réinventer l’histoire de la table ronde avec un certain talent, mais cela reste tout de même très particulier et il est clair que tout le monde n’appréciera pas.

Dans ce tome, on voit un peu plus Agravain et j’avoue être assez curieuse de lire le tome qui lui sera consacré pour comprendre pourquoi il est aussi irritant.
A coté de ça, la trame avec Morgane se tisse d’avantage même si on ne voit pas de lien évident avec le premier tome. Ici elle agit beaucoup directement alors que dans le tome 1 elle le faisait via des intermédiaires, aucune trace non plus ici de son fils. Si dans le tome 1 elle était présentée comme une matriarche aimante, dans ce tome ci, c’est une amante impulsive. Au même niveau, je trouve un manque de cohérence dans son caractère. Elle semble beaucoup moins posée et calculatrice que dans le tome1.

Et comme dans le premier tome je regrette le manque d’épilogue vraiment satisfaisant où l’on voit ce qu’il advient des héros. Peut-être quelques bribes à venir dans le tome 3…

Note globale: 13,5/20

 

[Lecture] Les Chemins de Camelot, Tome 1 : L’Ombre de Camelot [Sarah ZETTEL]

Les Chemins de Camelot, Tome 1 : L'Ombre de Camelot

 4e de Couverture:

A dix-neuf ans la belle Rhian est en âge de se marier, mais aucun prétendant ne trouve grâce aux yeux de son père. Pour sauver la vie de sa mère, il l’a promise à un sorcier !

Rhian refuse d’être sacrifiée. Armée de son arc et de son courage, elle prend les rênes de son destin et s’enfuit.

Bien vite le danger surgit sur sa route. Le chevalier Gauvain, filant à bride abattue vers Camelot pour avertir son souverain des menaces de guerre, lui porte secours. Ensemble, ils se lancent à l’aventure pour sauver l’âme de Rhian… et le royaume.

Informations Pratiques:

  • Poche: 408 pages
  • Editeur : Milady (21 Aout 2009)
  • Collection : Fantasy
  • Version numérique

L’avis de la croqueuse de livres:

Je n’aurais jamais eu l’idée d’aller acheter ce livre sans une promotion de Milady sur une partie de sa collection. A cette occasion, j’en ai profité pour acheter une cinquantaine de e-book… inutile de dire que ma PAL est encore plus monstrueuse maintenant. Mais qu’importe. En ce qui concerne ce titre là, je n’ai aucun regret.

C’est ici le premier tome d’une série de 4 livres reprenant tous les légendes de la Table Ronde mais sous un angle assez intéressant. En effet, ici les héros ne sont ni Merlin, ni Arthur ou encore Lancelot, mais les 4 Neveux d’Arthur: Gauvain, Geraint, Gareth et Agravain. Chaque tome reprend l’histoire de l’un des frères.

Ce premier tome concerne Gauvain, qui est probablement le plus connu dans notre culture populaire. Mais il n’est pas seul en tête d’affiche. En effet, Sarah Zettel a visiblement pris le parti de trouver des alter-ego féminins au caractère bien trempé à ces chevaliers de légende.

Ainsi, on retrouve une héroïne qui se conforte aux stéréotypes de son époque (se marier) tout en s’insurgeant contre sa condition (elle refuse d’obéir à son père qui a promis de l’offrir à un sorcier). J’avoue que j’ai bien aimé le personnage de Rhian. Mais Gauvain n’est pas en reste en chevalier qui semble sûr de lui mais cache en fait de profondes blessures.

On découvre aussi les personnages de Agravain (j’ai hâte d’en apprendre d’avantage sur cet austère chevalier) et de Morgane la Fée qui a ici un traitement qui m’intrigue puisqu’elle apparaît comme une souveraine aimée de ses suivants alors que dans la majorité des versions de la légende, elle est un personnage relativement solitaire.

Je trouve la façon dont l’auteure a repris les légendes arthuriennes tout en les mâtinant d’un peu d’Histoire (romaine, byzantine) assez intéressante. Cependant j’aurais aimé quelques chapitres de plus car la fin est un peu brusque. Pas d’épilogue pour savoir ce qu’il advient des personnages principaux et secondaires. Pour ça je suis restée un peu sur ma faim.

Bilan: 

Au final, une histoire agréable qui reprend la mythologie arthurienne de façon intéressante. Le style de l’auteure est sans prétention, mais plutôt plaisant.

Par contre je pense qu’il est bon d’avoir quelques notions d’histoire et sur les chevaliers de la table ronde pour ne pas passer à côté de détails qui ont leur importance.

Note globale: 15/10