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[Focus Artiste] Alexandra V. Bach

Bonjour  tous !

 Je profite de ce deuxième portrait d’artiste publié sur l’Ancre de Papier pour dresser celui d’une artiste que j’ai découverte par Twitter l’année dernière. Depuis, je la suis avec assiduité. Il s’agit d’Alexandra V. Bach.
J’ai contacté cette dernière récemment et elle a très gentiment accepté de répondre à quelques questions afin de vous aider à pénétrer son univers sombre et envoutant.

Portrait de l’Artiste:

RequiemAlexandra V. Bach est une artiste bordelaise de 34 ans qui a commencé sa carrière en réalisant des pochettes de CD pour des groupes de metal (Kamelot, Adagio…) ; cependant, son goût pour les livres et le style particulier de son art l’ont peu à peu conduite à se consacrer à la réalisation de couvertures de romans SFFF pour des maisons d’édition françaises (Bragelonne, les Editions du Chat Noir, J’ai Lu…).

Les œuvres d’Alexandra V. Bach ont connu une évolution importante depuis ses débuts. D’abord adepte de méthodes traditionnelles de dessin, elle s’adonne depuis maintenant une dizaine d’années à la retouche d’image sur photoshop.

Aujourd’hui maitresse dans la photomanipulation et le mixed media, elle peut passer de 20 à 80 heures de travail sur ses illustrations, transfigurant des photos pour en faire des fresques fantastiques et enchanteresses.
Ses influences, l’artiste les puise dans la mythologie, les mangas de son enfance à l’instar de Saint Seiya, mais aussi des œuvres de peintres aussi illustres que les prédécesseurs de Raphaël, maîtres d’un style éthéré, porteurs de mysticisme et de légendes.
Par la suite ce sont aussi des artistes adeptes des techniques numériques qui l’ont inspirée, tels Lady Morgana et d’autres illustrateurs découverts dans les méandres de Deviant Art.

Ce que son art lui apporte au quotidien

L’artiste saura mieux vous le dire que moi…

«Beaucoup de bonheur et une vraie façon de décompresser du quotidien, j’ai un besoin vital de me retrouver derrière mon écran pour créer mes images. Sans ça je suis très vite frustrée ! J’ai toujours beaucoup d’idées en tête, et parfois je manque de temps pour mon travail perso, les illustrations de commandes étant faites en priorité. »

Son actualité :
Requiem
Le 4 novembre dernier est sorti son premier Artbook, « Requiem », paru aux Editions du Chat Noir et co-écrit avec Arnaud Armant
Ce dernier rassemble un large panel des illustrations qu’elle a effectué depuis 2007/2008 et elle le veut comme un trait d’union entre le style sombre de ses débuts et le style plus ouvert qu’elle réalise désormais.
« Requiem » est un petit bijou qui ferait un magnifique cadeau de Noël pour vos proches donc n’hésitez pas à le feuilleter, surtout que l’auteure a prévu d’être présente sur de nombreux salons du livre en 2014, vous ne manquerez donc pas d’occasions d’aller la rencontrer pour le faire dédicacer.

Ses créations récentes :
L’artiste a récemment collaboré avec Bragelonne pour la réédition sous forme d’Intégrales de la série « Les Sœurs de la Lune ».
La couverture du premier opus a d’ailleurs été récemment dévoilé et si je trouvais les premières couvertures sympas (j’avoue honteusement que c’était ce qui m’avait poussé à acheter le livre…), les nouvelles illustrations réalisées par Alexandra V. Bach sont juste sublimes. A vous de juger, personnellement je suis conquise.
Elle m’a également confié qu’elle va aussi prochainement travailler avec les éditions J’ai Lu sur une série urban fantasy d’une jeune auteure suisse. J’ai hâte de voir ça !

Portrait Chinois:

Si vous étiez un artiste connu ?
« Courtney Love : elle est mon icône rock par excellence »

Si vous étiez un livre ?
« La Princesse de Clèves : classique, intemporel et toujours d’actualité »

Si vous étiez un Animal ?
« Une araignée, qui tisse ses toiles dans son coin 😉 »

Si vous étiez un végétal ?
« Une Orchidée »

Si vous étiez un paysage ?
« Un paysage d’Islande, le lac aux icebergs Jokulsarlon, un endroit magique »

Si vous étiez un outil ?
« Photoshop, que serais-je sans lui ? »

Si vous étiez une saison ?
« L’hiver, née en décembre, et pour toute la magie et la beauté de cette époque de l’année »


La Parole à l’artiste:

« Tout d’abord merci à toi pour cette interview, et merci à tous ceux qui soutiennent l’aventure Requiem ! Je vous encourage de tout cœur à soutenir les maisons d’édition indépendantes en fantasy/sf/bitlit etc qui se démènent vraiment par amour du fantastique 🙂
Et merci de soutenir mes humbles créations 🙂 »

 (quand je vous disais qu’elle est formidable… 😉 )


Contacter l’Artiste:

Site officiel : http://www.ravendusk.com
Deviant Art : http://www. deviantart.com/alexandravbach
Facebook : https://www.facebook.com/pages/Alexandra-V-Bach/70902504345?ref=hl
Page du artbook  «Requiem » : https://www.facebook.com/pages/Requiem/342524152514755?ref=hl
Pour acheter Requiem: http://editionsduchatnoir.com/shop/fr/34-requiem.html

Pourquoi nous parles-tu de cette artiste ?

Parce que j’adore ce qu’elle fait tout simplement, qu’elle a illustré des livres d’auteurs que j’affectionne comme KM Moning ou Ambre Dubois… et qu’en plus, je me suis découvert des affinités avec elle en lisant ses réponses à mes questions (j’aurais pu répondre la même chose à plus de la moitié des réponses portrait chinois).
J’ai aussi souvent du mal à décrire les images qui me passent en tête quand je lis un livre ou que je m’évade dans mes propres mondes fantastiques… et Alexandra V. Bach  arrive à mettre des images sur ce qu’il se passe dans ma tête !
Je ne peux donc pas lutter contre le destin et ne pas vous parler d’elle ! 😉

Conclusion

Avec son autorisation, je publie ci-dessous quelques images de certaines de ses œuvres.
Je tiens à remercier Alexandra V. Bach pour sa gentillesse et son accessibilité.
C’est toujours un peu intimidant d’approcher un artiste qu’on admire et ici je n’ai pas eu à le regretter car elle est vraiment sympathique et disponible.

En conclusion, découvrez son travail, si vous avez remarqué quelques affinités entre vos goûts et les miens vous ne serez pas déçus, parole de croqueuse !

[Lecture] Les Nouveaux Royaumes Invisibles – t1: l’Heritier Oublié [Julie KAGAWA]

4e de Couverture:

Essayez seulement de ne pas croire aux fées… Elles ne disparaîtront pas pour autant.
Je m’appelle Ethan Chase. Je veux juste être normal mais les fées, elles, ne veulent pas se laisser oublier. Le seul moyen de me débarrasser d’elles pour de bon ? Pénétrer leur territoire et solliciter l’aide de la Reine du Fer, ma sœur. J’aurais préféré partir seul, ne révéler mon secret à personne. Mais Kenzie, la fille qui me fait rêver, s’est imposée dans l’aventure.Je m’appelle Ethan Chase. Et je ne vivrai peut-être pas assez longtemps pour voir se lever le jour de mon dix-huitième anniversaire.

Informations Pratiques:

  • Volume: 512 pages
  • Editeur :  Harlequin (1er mai 2013)
  • Collection : Darkiss
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Parenthèse:
Me revoilà après une looooooongue absence qui se justifie par mes aventures personnelles: je n’en ai pas vraiment parlé ici mais après 7 années à travailler à temps plein, je reviens cette année sur les bancs de l’université… et croyez moi ou non, être étudiante, c’est vachement plus fatiguant que de travailler 40 heures par semaine… X_x
J’ai eu beaucoup (et j’en ai encore) de dossiers à rendre ces dernières semaines et entre les 2h30 quotidiennes de transport en commun, les 7h de cours et les 3 ou 4h de travail personnel/en groupe, j’ai un peu négligé le site…
Cela devrait aller mieux dans d’ici fin janvier mais en attendant je risque d’être encore assez lacunaire…
Merci d’avance de votre compréhension…

D’ailleurs pour me faire pardonner, voici une petite chronique sur une petite pépite… 😉

Ce livre est le premier tome d’une série qui fait suite à celle des « Royaumes Invisibles » de Julie Kagawa.
Je ne vous ai jamais parlé de cette dernière que j’ai lu il y a déjà un certain temps, non pas parce que je jugeais qu’elle n’en valait pas la peine mais au contraire parce que j’aime tellement cette série que je ne voulais pas risquer de passer à côté de son essence dans une chronique écrite si longtemps après sa lecture. Pour vous donner une idée, j’ai lu (dévoré?) la série, qui se compose de 4 tomes + 2 nouvelles, en moins de 5 jours (et je n’étais pas en vacances…).

Aussi, quand j’ai su que l’auteure allait écrire une suite, centrée sur le personnage d’Ethan, petit frère de l’héroïne, et qui se passe une décennie après, j’ai eu un sentiment très mitigé, oscillant entre « j’ai trop hâte, j’adore cet univers » et « oui. Mais si c’est moins bien et que je suis déçue? », risque que je n’étais pas sûre de vouloir prendre… Mais l’envie de retrouver l’univers du Pays de Nulle Part a été plus forte et après quelques mois, j’ai fini par céder à la tentation… Et grand bien m’en a pris!

Le contexte (attention, si vous n’avez pas lu la première série, il y a des spoils):
– Les Royaumes Invisibles
Peut-être connaissez vous le Songe d’une Nuit d’été de Shakespeare? Si vous l’avez lu, vous savez déjà qu’il existe un monde concomitant du notre. Un royaume où règnent les fées, où les créatures de nos folklores sont reines et aiment à faire des farces cruelles aux humains…
Julie Kagawa a habilement repris ces principes et créé un monde original, mais qui parlera néanmoins à ceux qui ont un peu de culture féérique. En effet, elle part du postulat que parallèle à notre monde, il existe le Pays de Nulle Part. Un endroit où vivent toute les créatures imaginées par les Hommes et qui vivent grâce à leurs croyances. Ce pays se divise (du moins officiellement) en deux Royaumes: la Cour d’été, dirigée par le Roi Obéron et sa turbulente épouse, Titania, et la Cour d’Hiver, dirigée par la glaciale Mab, accompagnée de ses trois fils.

-La première série:
Dans la première série, le petit Ethan Chase, 4 ans, est kidnappé par des fées. Sa soeur, Meghan, qui adore son petit frère, fait alors tout pour le retrouver, au péril de sa vie. Il s’avère que sans le savoir, cette dernière est une demie-sang… et pas n’importe laquelle, puisqu’elle est la fille d’Obéron (rien que ça!). Affrontant de nombreuses épreuves dans ce monde plein d’embûches où mêmes les autochtones ne sont pas certains de survivre bien longtemps, Meghan finira par se faire une place, puisqu’elle deviendra la Reine de Fer, souveraine d’un « nouveau » royaume féérique issu de l’affection récente des Hommes pour la technologie. Après avoir sauvé son frère, Meghan quitte donc sa famille pour assumer ses nouvelles responsabilités de reine, accompagnée par son époux, Ash, l’un des fils de Mab. Ethan ne lui pardonnera jamais cet abandon.

– La nouvelle série.
Treize ans se sont écoulés. Ethan a bien grandi. Marqué par les évènements de son enfance, il a perdu son innocence et est devenu un adolescent difficile, en lutte permanente contre les fées qui lui pourrissent l’existence à cause de son « don » de vision absolue (il voit les fées dans notre monde). A cause de ces dernières, il passe pour un jeune délinquant, un marginal dont personne ne veut et qui s’est créé une carapace afin que personne ne l’approche: s’attacher c’est mettre les gens en danger.
Solitaire, il essaye malgré tout d’avoir une vie normale, ne serait-ce que pour faire plaisir à sa mère qui a déjà beaucoup souffert du départ de Meghan.
Le récit commence alors qu’Ethan fait son entrée dans un nouveau lycée, espérant que cette fois tout se passera bien. Mais sous son air de dur, renfrogné et sauvage, il ne peut pas laisser un plus faible se faire maltraiter impunément. C’est ainsi qu’il sauve un demi-sang… et se retrouve plongé encore une fois dans les histoires des fées. Et il va malgré lui y entrainer Kenzie, une fille de sa classe qui a décidé de lui coller aux basques pour percer sa coquille.
Tous deux, parachutés au Pays de Nulle Part, vont alors devoir lutter pour leur survie et celle de tous les Exilés et les Demi-sangs qui peuplent la Terre…

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir.
Mais l’intrigue est cohérente, même si j’en aurais voulu plus… c’est le risque quand on accroche bien à une histoire, on est toujours frustré quand ça se termine et on en veut à l’auteur de ne pas avoir d’avantage développé… donc on prend son mal en patience en attendant le tome suivant…
Le fil du récit reprend les recettes qui m’ont fait aimé les premiers opus: un monde magnifique mais cruel où il n’y a ni bons ni méchants: juste des créatures qui essayent d’assurer leur survie ou qui sont soumises à leur nature profonde. Le manichéisme n’a pas vraiment sa place ici, tous les personnages ont de bonnes raisons d’agir comme ils le font, ils sont tous légitimes dans leurs actes, même si ces derniers peuvent nous sembler contestables.

En ce qui concerne les personnages, j’ai retrouvé avec plaisir ceux à qui je m’étais attachée dans la première série. Notamment Grimalkin, toujours égal à lui même avec sa fameuse réponse à tout: « je suis un chat! » (si vous aimez le Chat du Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles, je ne doute pas que vous apprécierez ce félin là… fourbe à souhait et… tellement chat!)…
J’ai aussi été ravie de retrouver la Muse Noire qui a ici un rôle assez central, elle est toujours aussi capricieuse et calculatrice, un pur bonheur.
Pour ce qui est de la galerie de nouveaux personnages, je ne citerai que les trois principaux:
– Ethan: On est bien loin du petit garçon aux grands yeux bleus innocents et si craquant de la première série. Treize ans après, on retrouve un jeune homme, qui a perdu toute candeur, solitaire et dur. Le changement est somme toute assez logique après tout ce qu’il a traversé. Au fil du tome, sa carapace se fendille et on retrouve un peu du petit garçon plein d’espoirs, mais un petit garçon qui sait que le monstre qui se cache sous son lit est réel et qui s’est armé en conséquence.
– Kenzie: au début, je craignais l’ado gosse de riches, complètement écervelée. Mais c’était mal connaître Madame Kagawa qui n’a pas son pareil pour donner de la profondeur à ses personnages. Kenzie est un personnage qui apporte de la fraicheur à l’histoire, mais aussi un aspect plus dramatique. Elle est foncièrement attachante et c’est vraiment un protagoniste intéressant.
– Keirran: L’autre personnage principal. Je n’en dirai pas beaucoup sur lui pour ne pas vous spoiler, même si pour ma part, j’ai rapidement compris qui il était. Mais encore une fois, on a un personnage avec un héritage, une histoire, qui font qu’il agit d’une certaine façon, tout à fait tangible. Il est aussi en lutte contre lui même et même si certaines de ses réactions peuvent paraître discutables, je les trouve tout à fait cohérentes.

Vous aurez sans doute compris que je manque cruellement d’objectivité, ce blog n’a pas la prétention d’être objectif, mais de partager un ressenti, des émotions. Et à travers ces pages, j’ai eu des émotions car Julie Kagawa est l’une des rares auteures à réussir la prouesse de me faire voyager pleinement dans son monde,  il suffit de clore les paupières et la magie opère. Ce récit a ses défauts bien sûr… mais je n’ai aucune envie de m’appesantir dessus, d’ailleurs, j’écris ces lignes une semaine après l’avoir terminé et… je ne m’en souviens même pas, c’est dire! (si, le seul qui me vient à l’esprit là maintenant tout de suite, c’est que c’était trop court!)

Bilan: 

 Je craignais que cette suite me déçoive, soit moins bonne que la première série. J’avais tort.
Cette chronique est plus longue que celles que je fais habituellement parce que j’ai à cœur de rendre hommage à ce récit… j’aurais pu faire encore plus long alors profitez de votre chance que je sache me tenir! 😉
J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans les Royaumes invisibles: des personnages attachants, un monde cruel empreint de poésie et d’une beauté étrange, une histoire prenante qui m’a fait rire et pleurer.
Je ne peux donc que conseiller cette série que vous aimerez aussi si vous appréciez le Songe d’une Nuit d’été, Alice au Pays des Merveilles et que vous êtes sensibles au Folklore.

Notez toutefois que c’est du young adult, avec tout ce que cela implique. Donc inéluctablement, beaucoup n’aimeront pas. Mais si suite à mes précédentes chroniques, vous vous sentez une quelconque affinité avec mes goûts littéraires, foncez! C’est un beau voyage qui vous attend.

Autre chose: il n’est pas indispensable d’avoir lu la première série pour apprécier et comprendre celle-ci car Ethan (qui est la narrateur), explique pas mal de choses. Ceci dit, si vous avez le courage, lisez la car vous comprendrez mieux certaines choses et vous n’en apprécierez que d’avantage le sens du détail de l’auteure.

Note globale: 19,5/20

[Lecture] La nuit du solstice : Tome 1 & 2 : Solstice d’hiver – Un coeur indompté [J.L. SMITH]

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4e de Couverture:

Selon la légende, il y a bien longtemps, les passages reliant la Terre au Féérie Féerie ont été scellés, éloignant à jamais les humains de ce monde où les contes vivent encore. Seule la magicienne Morgana Shee détient le secret du dernier enchantement qui en ouvre les portes. On raconte que sa résidence est construite sur le dernier passage existant…La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, la Féérie. Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu. Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage. Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible? Trouver le passage ou se perdre à jamais…
 

Informations Pratiques:

  • Volume: 488 pages
  • Editeur :  Michel Lafon (21 juin 2012)
  • Collection : /
  • Version papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Tout d’abord, désolée de m’être faite un peu rare ces temps-ci… mais j’ai une bonne excuse, depuis quelques semaines je n’arrête pas de courir entre le travail, des oraux de concours et la reprise de mes études. Sans compter qu’avec l’arrivée de l’automne, j’ai une bonne crève qui s’éternise depuis 3 semaines…
Peu de temps pour rédiger des chroniques mais aussi pour lire. Même si j’avoue que le temps que j’ai passé à lire ce livre n’est pas uniquement dû à mon emploi du temps chargé… Effectivement, si j’ai été séduite par la couverture sublime et le 4e de couverture qui me paraissait assez sympa, j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher à cette histoire.

A la base de l’histoire, on fait la connaissance d’une gentille fratrie de 3 soeurs et un frère ayant tous des caractères assez disparates. Suite à un concours de circonstances et à l’intervention d’une renarde, ils découvrent que de l’autre côté d’un passage, ici figuré par une multitude de miroirs, il existe un monde étrange, celui des sorciers et des fées.
Nous les suivrons alors dans leur quête de la sorcière Morgana qui est sensée pouvoir empêcher un méchant sorcier d’envahir notre monde.

Sur le fond j’ai trouvé l’idée intéressante car je suis toujours curieuse de voir comment sont traitées les thématiques relatives aux fées, d’autant plus qu’ici le tout est mâtiné de légendes celtes et arthuriennes dont je suis friande.
Sur la forme je suis plutôt circonspecte. Il y a de bonnes idées, vraiment, mais j’ai la désagréable impression que tout est bâclé, que l’auteur n’explique pas des choses qui devraient l’être et surtout que les personnages sont creux.
Outre les enfants qui sont trop adultes à mon sens, les adultes eux au contraire sont puérils au possible. Les artefacts, tout comme les créatures féériques auraient pu être intéressants s’ils étaient expliqués, à l’instar de l’organisation du monde féérique.
Le personnage de Janie, antipathique mais brillant, est selon moi le plus intéressant… et celui de son jumeau, Charles, le plus inutile. La soeur de Morgana est aussi un personnage qui aurait pu avoir des ressources s’il avait été mieux exploité; là il apparait plus évaporé qu’autre chose.
Seul le personnage de Merlin dans le tome 2 m’a semblé un peu plus abouti que les autres mais je regrette encore une fois de ne pas en avoir su d’avantage et qu’on nous lâche des faits dans plus d’explication.

Pour les points positifs, car il y en a bien quelques uns, j’ai aimé la version de l’auteure de la légende arthurienne, elle est originale et assez cohérente. J’ai trouvé intéressante aussi la façon dont le système de magie est traité avec le système des crosses, je déplore cependant les explications trop lacunaires à ce sujet.

Bref, de bonnes idées, mais largement sous exploitées avec un style d’écriture à mon sens plus que médiocre.
Je n’ai jamais rien lu d’autre de JL Smith, même si j’ai vaguement suivi l’adaptation de ses livres en séries TV (Vampire Diaries et The Secret Circle) et j’ai cru comprendre que la Nuit du Solstice était son premier livre… ceci dit, il y a des premiers romans qui me laissent un goût beaucoup moins amer en bouche.

Bilan: 

 Une lecture longue et difficile que je ne conseille pas malgré quelques bons côtés qui ont été mis au rebut par tous ses défauts.

Note globale: 10/20

[Lecture] Absynthes & Démons [Ambre DUBOIS]

4e de Couverture:

« Qui est réellement Lord Nermeryl ? Le diable, comme le laisse sous-entendre la rumeur ? Ou un jeune dandy un peu trop excentrique dont le passe-temps morbide est d’enquêter sur des affaires surnaturelles ?

Au fil des énigmes, en compagnie de sa fidèle compagne, la Corneille, le jeune homme goûte la saveur des âmes des êtres humains, découvrant les travers de l’humanité et y apportant sa propre justice… d’une manière bien singulière… »

Informations Pratiques:

  • Volume: 184 pages
  • Editeur : Les Editions du Riez (octobre 2011)
  • Collection : Brumes Etranges
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Cela fait un petit moment que je voulais lire ce recueil… entre la couverture d’Anne-Claire Payet qui est juste magnifique et le résumé qui est plus qu’alléchant, cet opus des Editions Du Riez ne pouvait que me faire saliver d’envie.
Aussi, quand je me suis rendue compte (j’avoue, je suis un peu longue à la détente) qu’il était disponible en version numérique pour une somme modique, je me suis jetée dessus telle une bête sauvage.
Et grand bien m’en a pris!

 Nous avons ici un recueil de 9 nouvelles. Nouvelles qui ont pour personnages principaux Lord Jorian Nermeryl, un dandy étrange qui inspire la crainte à ceux qu’il rencontre, et La Corneille, sombre et singulier volatile qui l’accompagne tant pour l’assister que pour le surveiller.
Lord Nermeryl est un enquêteur d’un genre un peu particulier dont la spécialité est de régler des affaires surnaturelles pour quiconque a reçu sa carte de visite.
Chacune des nouvelles reprend donc une enquête menée par ce binôme insolite, dans une Angleterre du XIXe siècle décrite avec finesse. Chaque texte apporte quelques informations sur le héros et nous conduit subtilement vers le dénouement final du recueil.
Au fil des récits, nous rencontrerons tour à tour fantômes, vampires, fae et anciennes divinités, toujours dans une ambiance à la fois sombre et romantique, mais sans tomber dans le sordide.
Certaines des fins m’ont surprise, d’autres moins, mais toutes étaient appropriées et finalement assez logiques.

En ce qui concerne les personnages, j’ai été séduite par les personnalités de nos deux protagonistes.
Lord Nermeryl, dandy arrogant (terme dont a peut-être un peu abusé l’auteure au fil des pages), désenchanté et en proie à des besoins charnels importants, tant pour soulager son corps que pour nourrir son âme.  Pour les personnes que cela pourrait surprendre, le monsieur est bisexuel et on le voit souvent en compagnie de jeunes éphèbes au cours du récit. Les scènes érotiques sont assez présentes dans chaque texte mais pas vulgaires, tout est décrit avec subtilité et pudeur. Au niveau du tempérament du dandy, j’ai ressenti beaucoup de mélancolie et de souffrance. C’est un personnage à la fois sans pitié, mais pas dénué de morale pour autant, malgré le maître qu’il sert. D’une certaine façon, je l’ai même trouvé plutôt attachant et j’attendais la fin de la dernière nouvelle avec impatience, pour lui.
La Corneille quant à elle recèle quelques surprises. Elle a une relation assez complexe et ambiguë avec Jorian. Elle est, tout au long des récits, tiraillée entre sa mission et les sentiments très humains que le dandy lui inspire. Il était assez cocasse au début de voir un volatile faire des crises de jalousie, telle une maîtresse blessée, à chaque incartade de son compagnon de route, mais on s’y habitue assez vite et au fil des pages, cela apparaît logique et naturel.

Certains des autres protagonistes rencontrés dans les textes sont aussi touchants, torturés, désespérément humain. J’ai aussi aimé ces personnages tout en nuances, complexes, prisonniers de leurs états d’âmes: cette âme apparaissant le plus souvent comme un fardeau que comme une bénédiction. Mention spéciale au fossoyeur de « l’Orgue » et à Lucifer.

Pour ce qui est des enquêtes, je vous laisserai les découvrir, mais sachez que, moi qui ai une grande réticence avec les histoires qui ne se terminent pas en « Happy End », j’ai pourtant beaucoup apprécié ce recueil ou les fins heureuses ne sont pas légion.
La façon dont les textes sont menés, avec un style fluide et maîtrisé de la part de l’auteure, sonne tellement juste et ils sont rédigés avec une telle douceur que même moi, j’ai savouré ces fins souvent cruelles.

Bilan: 

J’avais déjà été charmée par Coeurs de Loups et voici un autre coup de cœur à dédier aux Editions Du Riez qui ne fait que me convaincre de la qualité des textes publiés chez cet éditeur.
Vous aurez compris que je vous conseille mille fois cet ouvrage si les quelques détails mentionnés plus haut ne vous dérangent pas.
Pour ma part, je pense placer un autre roman de Ambre DUBOIS, les Damnés de Dana paru aux Editions du Chat Noir, un peu plus haut dans ma PAL… 

Note globale: 18/20

[Lecture] Fille d’Hécate t.1: La Voie de la Sorcière [Cecile GUILLOT]

4e de Couverture:

Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ? Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 144 pages
  • Editeur : Les Editions Du Chat Noir (01/07/2012)
  • Collection : Griffe Sombre
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

J’ai commencé ce livre sans avoir regardé le nombre de pages… aussi ai-je été stupéfaite de l’avoir englouti en un rien de temps. Ceci dit, cela n’est pas uniquement dû au nombre de pages car malgré un rythme assez lent dans le récit – en comparaison à des romans fantastiques ou d’urban fantasy plus « classiques » j’entends – force est de constater que le style fluide de l’auteure faire couler l’histoire comme une bonne tasse de thé qui réchauffe dans la froidure hivernale (et vu le temps que je vois par ma fenêtre, ce n’est pas du luxe…). On est donc ici assez loin des clichés de ce que je lis habituellement: pas de vampires, pas de lycanthropes, pas d’effets spéciaux débridés. La magie est présente, mais toute en nuances… beaucoup plus réelle en somme.

Autre gros plus de ce récit: l’auteure s’est visiblement beaucoup documentée sur le néo-paganisme et la Wicca. Pour être bien au fait moi-même de toutes ces choses, je peux l’affirmer sans ciller: les références citées sont solides (Gardner, Cunningham, Doreen Valiente) et les éléments de phytothérapie, lithothérapie ou techniques de méditation le sont tout autant. Aussi, je conseillerai cet ouvrage aux personnes qui souhaitent en apprendre d’avantage sur ces sujets mais trouvent les ouvrages des pontes en la matière un peu rébarbatifs. Il n’est bien sûr pas exhaustif, mais je pense que cela fait une bonne base pour découvrir cet univers, surtout que c’est ici intégré à une histoire agréable.

Le seul bémol que je mettrai concerne Maëlys: elle se prétend terre à terre et sceptique de nature, pourtant elle accepte avec un enthousiasme peut-être trop marqué ce nouveau monde qui s’ouvre à elle et ce qu’il implique. Ce type de croyance se mûrit sur des années, c’est un véritable cheminement spirituel qui demande de longues heures d’étude et de travail sur soi. Aussi, le fait que l’héroïne l’accepte immédiatement et en maîtrise les bases en seulement quelques semaines me semble un peu surréaliste. J’aurais trouvé plus pertinent d’étaler son apprentissage sur plusieurs mois.
Je suis également un peu réservée quand à l’attitude du personnage principal vis à vis d’un autre protagoniste qu’elle poursuit de façon un peu trop assidue à mon sens.

Cependant cela reste une lecture agréable qui pose les bases d’une intrigue qui promet d’être intéressante si elle est bien exploitée, notamment pour tout ce qui concerne les origines de Maëlys.

Bilan: 

 J’avoue attendre avec curiosité et impatience le tome 2 de cet ouvrage qui va sortir prochainement et j’espère que l’intrigue tiendra ses promesses.

Note globale: 16,5/20

Et comme j’ai eu un gros coup de coeur pour l’illustration de couverture, oeuvre d’une artiste appelée Anna Marine, je me permets de la noter aussi avec un beau 19/20