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[Lecture] Steampunk Chronicles t.1 L’Etrange Pouvoir de Finley Jayne [ Kady CROSS ]

4e de Couverture:

Londres  1897,  âge  des  automates  pensants  et  du  Dr  Jekyll… Finley Jayne, 16 ans, a un sacré problème : depuis quelques mois, deux personnalités opposées cohabitent à l’intérieur d’elle ! Et son côté sombre tout à la fois l’effraie et lui joue des tours. Que lui arrive-t-il ? A qui peut-elle en parler ? Et d’où lui viennent soudain cette force et ces colères extraordinaires ? Une nuit, alors qu’elle vient d’administrer une correction à un jeune lord qui tentait d’abuser d’elle, elle fuit à toute vitesse sur son vélo et… percute de plein fouet Griffin, duc de Greythorne, qui la ramène à son manoir pour la soigner. Cette rencontre va bouleverser sa vie et la lancer dans de folles péripéties : Griffin et son petit groupe d’amis aux pouvoirs prodigieux sont en effet à la recherche du dangereux Machiniste, un inventeur mégalo assisté d’une armée d’automates, qui brigue la couronne d’Angleterre…

Informations Pratiques:

  • Volume: 448 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 décembre 2012)
  • Collection : Darkiss
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Au vu de mes dernières lectures, vous vous doutez sans doute déjà que je suis dans une phase fantastique sur fond de XIXe siècle et tendances steampunk… Il est donc assez logique que je me sois décidée à commencer cette série qui me faisait de l’oeil depuis déjà un petit moment…

Ce premier opus nous conte l’histoire d’un groupe de jeunes gens aux pouvoirs hors-normes sur fond du Londres du XIXe s (fin XIXe, début XXe pour être exacte).
Le personnage principal, une jeune fille de 16 ans nommée Finley, est en proie, depuis sa puberté, à un dédoublement de personnalité assez préoccupant qui la pousse régulièrement à des accès de violence incontrôlables qui l’ont conduite à sévèrement amocher le fils de ses patrons qui avait tenté d’abuser d’elle.
Elle rencontrera le jeune duc de Greythorne et ses compagnons qui s’avèrent eux aussi avoir des dons extraordinaires.
Finley se retrouvera alors entrainée dans les investigations du petit groupe qui tente de déjouer un complot contre la couronne tout en tentant de s’intégrer à ce dernier, elle qui n’a jamais eu d’amis. Intégration qui ne sera pas facile, mais qui lui permettra également d’en apprendre plus sur ses origines et celles de son mystérieux dédoublement de personnalité.

L’histoire en elle-même est un peu cousue de fil blanc, et la fin est relativement prévisible. Ce qui m’a surtout intéressée dans ce récit ce sont les personnages, mais aussi la façon dont le steampunk est traité, mêlant habilement fantastique, science et les codes de base de ce genre littéraire (machines à vapeur, automates…).
Pour ce qui est des personnages, j’ai apprécié leur psychologie et leurs relations. Ils sont tous sur la sortie de l’adolescence, en proie à une quête d’identité d’autant plus difficile à mener qu’ils sont hors-normes. A cela s’ajoutent les problèmes « classiques » de jeune qui se respecte: les histoires de coeur.
Il y a deux triangles amoureux dans le récit, l’un des deux est un peu fade, mais l’autre est mieux mené (ça tombe bien, c’est celui qui concerne les personnages principaux. 😉 )

Si l’on prend les personnages de façon individuelle, j’ai surtout apprécié Finley, Griffin et Jack.
La première est en lutte perpétuelle contre elle-même, elle ne s’accepte pas et a donc du mal à concevoir que quelqu’un d’autre puisse l’accepter telle qu’elle est ou encore l’apprécier. C’est une jeune fille de classe moyenne, plutôt humble mais avec un caractère bien trempé (surtout sa « face obscure’) qui recherche avant tout des amis et le cas échéant, à protéger ces derniers. J’avoue qu’il est assez facile de d’identifier à Finley qui est à la fois fragile et forte tout en doutant en permanence de tout et de tout le monde. Je me plais à penser que l’analogie à Docteur Jekyll et Mister Hyde, qui est évidente concernant Finley, sert aussi à démontrer à quel point l’adolescence est une période compliquée durant laquelle on ne contrôle pas vraiment (ou très difficilement) ses émotions et que c’est aussi le passage à l’âge adulte qui permet de réunir ces deux « moitié » que nous avons tous eu à un moment ou un autre.
Griffin quand à lui est un jeune homme propulsé au rang de duc suite au décès de ces parents. Cette tragédie l’a profondément marqué et il oscille depuis entre envie de vengeance et nécessité de ne pas se laisser emporter par l’Ether (vous découvrirez cet intéressant concept en lisant le livre 😉 ). Contrairement à ce que son rang lui imposerait, il n’a pas hésiter à se lier d’amitié avec des jeunes gens de plus basse extraction. Griffin est un personnage intéressant dans le sens où il semble porter le poids du monde sur ses épaules, mais gère ça avec une maturité surprenante pour quelqu’un de son âge. Sa relation avec Finley est la seule chose rappelant sa jeunesse.
Et enfin Jack Dandy, le personnage que j’ai préféré, même si son accent m’a arraché les yeux (littéralement). En gros, c’est le badboy de l’histoire. Il répond donc à la plupart des clichés qu’on attend de ce type de personnage: séduisant, charmeur, un petit côté Arsène Lupin et très mystérieux. J’attends avec impatience de voir ce que l’auteur en fera dans les prochains tomes.

Les points négatifs maintenant. Le livre est bourré d’anachronisme au niveau de la façon de se comporter des personnages. Le langage est un peu plus châtié que pour un livre qui se déroulerait à notre époque, mais on est bien loin du respect des convenances inhérent à l’époque victorienne. En sus, le fait que la reine Victoria confie son avenir et celui de l’Empire Britannique tout entier à une bande d’adolescents me semble assez improbable.

Bilan: 

 Oui, l’histoire est un peu convenue. Oui, il y a des fantaisies qui la rendent peut-être inexacte d’un point de vu historique. Mais honnêtement c’est une histoire agréable à lire, avec des personnages attachants et qui, à mon humble avis, a rempli son cahier des charges d’opérer un croisement entre la Ligue des Gentlemen Extraordinaires et X-Men.

Note globale: 17/20

[Lecture] Waynest t.2: Enlevée [Jess HAINES]

4e de Couverture:

Il fut un temps où le principal problème de Shiarra Waynest, détective privée, était de maintenir son agence à flot. Elle doit désormais négocier avec deux dangereux et séduisants vampires, ennemis depuis des siècles, dont elle a éveillé les convoitises. Alors que les tensions s’intensifient, les White Hats, chasseurs de vampires, pressent Shiarra de les rejoindre. Elle va alors découvrir que les apparences sont trompeuses, ce qui affectera toutes ses convictions… ainsi que ses désirs.

Informations Pratiques:

  • Volume: 456 pages
  • Editeur : Milady (29 mars 2013)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

J’avais fait une petite chronique sur le tome 1 il y a quelques temps et j’avais été moyennement emballée. Après « Le Mystère du Drake Mécaniste », j’avais besoin de quelques chose de « décérébrant ». J’ai donc opté pour le tome 2 de cette série purement Bit-Lit.

Nous retrouvons Shiarra, environ 6 mois /un an après les événements du tome 1. Elle s’est officiellement remise en couple avec Chaz et a accepté sa nature Lycanthrope. En parallèle, elle tente d’éviter Alec Royce comme la peste, tout comme les White Hats.
Le roman commence fort: Shiarra est en train de se faire menacer par Jack, le chef des White Hats qui n’a pas renoncé à l’intégrer dans ses rangs. Avant de la laisser, ce dernier l’informe qu’elle aurait bientôt besoin d’eux car un nouveau joueur s’apprête à rentrer dnas la partie. Et les ennuis ne tardent pas à de nouveau frapper à sa porte: un soir un vampire tente de s’introduire chez elle pour la conduire chez un certain « Max » qui s’avère être le créateur de Anastasia, la Méchante vampire du t.1 qui avait été réduite en charpie par les loups de Chaz. Elle est secourue in extremis, mais se fait bientôt enlever par Max, vampire millénaire et psychotique, et ce dernier qui a visiblement mal digéré l’exécution de sa petite protégée…

Le tableau est posé: l’héroïne se retrouve au coeur d’une lutte fratricide entre deux vamps super-puissants: l’un veut sa mort et l’autre la veut tout court.
Ceci mis à part, on retrouve un peu les mêmes clichés que dans le premier opus: elle monte sa petite brigade de surnat’ perso et compte partir à l’assaut du grand méchant.
Shiarra est un peu plus malmenée que dans le premier tome, mais une fois encore, les personnages m’ont paru creux et pleins d’incohérences. La demoiselle qui avait tant de mal à fréquenter les « Autres » dans « Traquée » se pose maintenant en donneuse de leçon, prônant le fait que ces derniers sont comme tout le monde, fourrure et crocs en plus. Sa réaction face aux injonctions de la presse est tout aussi improbable… J’ai beaucoup de mal à percevoir Chaz comme un Alpha tant il manque de contrôle quand à Royce, il est toujours retors mais je l’ai trouvé un peu trop mou…
J’espérais que dans ce tome on en découvrirait d’avantage sur Royce, Arnold et la ceinture qui transforme Shiarra en chasseuse, mais j’ai été très déçue. Au final on a beaucoup de violence et de scènes glauques pour un scénario assez creux et des personnages toujours aussi superficiels qui vivent des événements pour le moins traumatisants mais ne semblent pas en garder de séquelles.

Bref, beaucoup de mal à finir ce tome et une grosse déception à la clé.

Bilan: 

 Très déçue.
C’est dans ces cas là que je regrette que Milady ait cessé la publication d’oeuvres aussi fouillées que Kate Daniels, Les Dossiers Dresden ou Rachel Morgan pour se consacrer à des séries aussi creuses et inintéressantes…
Je ne pense pas lire le tome 3.

Note globale: 9/20

[Lecture] Emma Bannon & Archibald Clare, Tome 1 : Le Mystère du drake mécaniste [Lilith SAINTCROW]

4e de Couverture:

Au service de Sa Majesté, du pays… et pour rester en vie Emma Bannon est sorcière au service médico-légal de l’Empire. Sa mission : protéger Archibald Clare, un mentaliste renégat qui travaille dans l’illégalité. Ses pouvoirs de déduction à lui sont légendaires ; quant à elle, sa sorcellerie est plus que puissante. Malheureusement, ils se détestent cordialement… Une nouvelle série de l’auteur best-seller Lilith Saintcrow en hommage à Sherlock Holmes et à Chapeau melon et bottes de cuir, dans une Angleterre victorienne empreinte de magie.

Informations Pratiques:

  • Volume: 416 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (12 juin 2013)
  • Collection : Fantastique
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Dès que j’ai lu le résumé, je n’ai plus eu qu’une envie: l’avoir entre les mains, ce livre ayant l’air d’être un savant mélange de fantastique et de steampunk. Dans un premier temps, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher au style d’écriture que j’ai trouvé un peu perturbant: mélange de style qui se veut XIXe siècle, narrateur omniscient qui passe d’Emma à Archibald sans crier gare… j’ai mis un moment à m’adapter, surtout que l’univers dans lequel se déroule l’histoire est assez complexe, surtout au niveau de son organisation sociale (classes de mages, types de créatures surnaturelles) et le vocabulaire inventé par l’auteure n’était pas toujours limpide. Gros reproche que je ferai (je ne sais pas si c’est dû à l’éditeur français ou si c’était déjà comme ça dans la VO), certains personnages s’expriment en italien et en allemand, et si je comprends facilement le premier, j’ai plus de mal avec la langue de Goethe. Une traduction en note de bas de page aurait été appréciée.
Ceci dit, vous êtes libres de penser que je chipote ou que mon emploi du temps surchargé de ces dernières semaines commence à me ramollir le cerveau… (ou les deux, je ne vous en voudrai pas 😉 )

Pour ce qui est de l’histoire. Replaçons d’abord le contexte: ce roman est une uchronie qui se déroule au XIXe Siècle dans un Londres alternatif où les machines sont omniprésentes. La capitale britanique devient donc Londinium, capitale d’un empire dirigé par la Reine Victrix (avatar de la Reine Victoria). Cette dernière est habitée, comme tous les souverains qui l’ont précédée, par Britania: l’esprit de la nation qui doit perpétuellement affronter ceux qui veulent lui nuire.
En parallèle, cette société victorienne alternative, comporte un certain nombre de classes sociales plus ou moins inédites:
– Les Mages: classés par différents degrés de compétences qui définissent notamment leur statut social – la crème de la crème étant les Primes/Primas. Chaque Mage pratique une Discipline: Magie blanche, grise ou noire.
– Les Boucliers: des sortes de guerriers chargés de protéger les mages des dangers physiques. Il n’est pas rare qu’un Prime ait une demi-douzaine de boucliers.
– Les Mentah: sorte de supers génies obsédés par la logique et qui deviennent cinglés si leurs cerveaux ne sont pas assez stimulés. Ils supportent assez mal la magie et son illogisme.
– Des créatures fantastiques: Dragons/drakes, Griffons, fantômes…
– Les Altérés: des individus qui ont été « fusionnés » avec des éléments mécaniques par l’intermédiaire de la magie.
J’espère que ce petit « lexique », aussi basique soit-il, pourra vous aider, parce que personnellement j’ai eu un peu de mal à assimiler tout ça. ^_^

Le décor posé, nous faisons la connaissance d’une mystérieuse Prima qui n’a qu’un seul bouclier, Emma Bannon. Elle débarque chez Archibald Clare, un Mentah, afin de le recruter au service de la Couronne: quelqu’un assassine des Mentah, Clare est donc lui même menacé. Par ailleurs, on soupçonne un complot contre la Couronne.
Clare avait été relevé de ses fonctions au service de la Reine, quelques temps auparavant, après une malheureuse erreur commise lors d’une de ses missions, aussi accepte t-il avec joie cette opportunité de s’occuper étant donné qu’il commençait à devenir fou chez lui, faute d’activité stimulante.
Commence alors une série de péripéties rocambolesques qui vont entraîner les deux personnages aussi bien vers des dangers magiques que logiques. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise, je préciserai juste que je n’ai pas forcément compris tous les enchaînements ni les tenants et les aboutissants de certaines scènes et parties de l’intrigue tant l’histoire est complexe: chaque élément insignifiant a finalement un sens. Je crois qu’une seconde lecture ne serait pas superflue. 🙂
En tout cas, quelque chose m’a marqué. D’une part, le 4e de couverture ne ment pas: on a bien ici un mélange de Chapeau Melon & Bottes de Cuir et de Sherlock Holmes. Ceci dit, par moment, j’ajouterai quelques éléments et une ambiance qui n’étaient pas sans me rappeler Harry Potter. Mélange des genres assez hétéroclite mais qui fonctionne plutôt bien.

Au niveau des personnages, j’avoue que j’ai été charmée. Nous avons une palette de protagonistes haute en couleurs, aux passés troubles et aux personnalités piquantes.
Fait rare: tous les personnages m’ont interpellée, même les secondaires.
Je ne les détaillerai pas pour ne pas vous spoiler, mais je n’ai qu’une envie, en apprendre d’avantage sur eux; mais Lilith Saintcrow sait ménager ses effets car on en apprend assez peu sur les protagonistes tant elle distille les infos au compte-goutte – j’attends donc la suite en espérant en apprendre plus sur la nature de Mikal, l’histoire de Ludovico ou comprendre la personnalité complexe d’Emma, à la fois femme de son époque et véritable électron libre… D’ailleurs je ne suis pas la seule à être curieuse: Clare a créé un petit tiroir mental pour analyser chacun d’entre eux.
On remarque aussi à la fin de ce premier tome, que tous les personnages, très seuls et un peu « sauvages » au début du récit, finissent par nouer des liens les uns avec les autres, ce qui, personnellement, m’a fait chaud au cœur pour eux.

Bilan: 

 Vous aurez probablement compris que même si j’ai eu un peu de mal à aborder ce récit, j’ai beaucoup aimé l’univers qui nous est offert ici, heureuse combinaison de Magie et de Steampunk dans une époque victorienne délicieusement décrite par l’auteure.
J’attends avec impatience la suite afin d’apprendre à connaître d’avantage ces personnages que j’ai eu plaisir à suivre et à découvrir.

Note globale: 14,5/20

[Lecture] Coeurs de Loups [collectif dirigé par Valérie LAWSON & Charlotte BOUSQUET]

4e de Couverture:

Cœurs de loups, ce sont seize auteurs décidés à unir leurs voix dans une anthologie. Seize auteurs décidés à abolir les frontières, et brouiller les origines. Avec eux, les loups deviennent hommes et les hommes choisissent les loups, les loups content un nouveau monde, ou l’ancien qu’ils ont aimé, les fourrures et les peaux se mêlent pour créer un chant, un chant d’espoir et de cœur, pour les loups et les autres grands prédateurs.

Un livre édité en partenariat avec FERUS.
2 euros par exemplaire vendu seront reversés à l’association.

Textes de : Hélène PEDOT, David BRY, Nadia COSTE, Sophie GUTH, Manon FARGETTON, Anne FERRIER, Jean-Luc MARCASTEL, Carina ROZENFELD, Fabien CLAVEL, Sophie DABAT, Anne-Sophie SILVESTRE, Marie CAILLET, Meredith BLIXEN, Marika GALLMAN, Sandy JULIEN, Samantha BAILLY.

Informations Pratiques:

  • Volume: 168 pages
  • Editeur : Editions du Riez (22/05/2013)
  • Collection : Collection Pages Solidaires
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

A la base, j’ai acheté ce livre parce que la thématique m’intéressait, à cause des auteurs (j’aime le style de Marika Gallman et je connaissais d’autres des auteurs de nom comme Samantha Bailly, Fabien Clavel ou Sophie Dabat) et surtout, surtout j’ai complètement adhéré au principe de l’ouvrage: une partie des ventes est reversée à une association de protection de la faune sauvage. Je ne pouvais qu’apporter ma modeste contribution en acquérant un exemplaire.

Et grand bien m’en a pris car, outre la bonne action qu’il permet de soutenir, ce livre m’a complètement retournée. Si je devais choisir deux mots pour décrire ce recueil de nouvelles je choisirais sans doute « bouleversant » et « poignant »…

Le voyage commence dès la présentation, brillamment menée par Valérie Lawson & Charlotte Bousquet, qui donne le ton pour le reste de l’ouvrage.
Ce recueil aborde de façons très différentes la thématique de la relation entre l’Homme et le Loup, tantôt abordant le point de vu de l’un, tantôt celui de autre, mais toujours de façon telle qu’on se rend compte qu’au final, le véritable « animal » n’est pas celui que l’on croit…

J’ai été mal à l’aise à certaines lectures. Non pas que les écrits étaient mauvais, bien au contraire. C’est justement cette faculté qu’ont eu ici les auteurs à nous remettre face à notre condition de prédateurs avides de contrôle sur notre environnement, quoi qu’il en coûte, qui m’a troublée. A bien des égards, je me suis sentie mal d’appartenir à cette espèce sans scrupules qu’est l’Homme.
A mon sens, c’est aussi à cela que l’on reconnait un bon livre: il nous fait réfléchir, nous fait ressentir les choses à fleur de peau, nous immerge dans un monde tout en remettant en question notre système de pensée. C’est exactement ce que fait Coeurs de Loups. Je vous avouerai que certains des textes m’ont tellement ébranlée que j’ai parfois dû laisser passer plusieurs jours entre la lecture de deux des nouvelles.
Quoi qu’il en soit, soyez assurés que l’on est bien loin du process de stigmatisation de nos compagnons lupins que les médias ont souvent tendance à faire passer et que les peurs primitives de l’humain ont tendance à amplifier. Ici, le loup est présenté tel qu’il est: un prédateur, certes, mais une créature noble qui elle aussi a ses peurs (souvent liées à nous, étrange non?), ses états d’âmes, ses besoins et par dessus tout le souhait de protéger les siens. Au final, sommes-nous tellement différents?

Mention spéciale aux textes que j’ai préférés:
– Le roi de la clairière de David Bry
– Fleur de Loup de Anne Ferrier
– Le choix de Carina Rozenfeld
– Boussole de Samantha Bailly
– Un loup pour l’homme… de Sandy Julien

Ceci dit, tous les textes sont excellents et apportent une vision saisissante de la thématique abordée.

Bilan:  

 Un livre que je ne peux que conseiller. Des textes sensibles, pleins de poésie, de peur, d’espoir.
Et aussi ne l’oublions pas, la possibilité de soutenir l’association FERUS qui oeuvre pour la protection du loup, mais aussi de l’ours et du lynx dans nos vertes contrées. Une mention spéciale aux Editions du Riez qui ont pris cette belle initiative et bien sûr aux auteurs, pour ce beau voyage.

Note globale: 19/20

Bonus: 

Parce que j’ai eu la bonne idée de le précommander, juste avant les Imaginales, j’ai eu droit à une version dédicacée par plusieurs des auteurs. Juste pour vous faire baver d’envie, je vous mets quelques photos des dites dédicaces… :p

[Lecture] Fille D’Avalon, t.1: Derrière le Voile [Jenna BLACK]

4e de Couverture:

« Quand ma mère s’est pointée à mon récital de chant ivre morte pour la énième fois, j’ai craqué : j’ai décidé de fuguer pour retrouver mon père – un faë très puissant – en Avalon, seul lieu au monde où le commun des mortels et les elfes peuvent cohabiter. Moi qui croyais choisir une vie meilleure, jamais je ne m’étais autant trompée. Mais bien entendu, je l’ai compris trop tard… ».

Informations Pratiques:

  • Volume: 318 pages
  • Editeur : J’ai Lu (27/02/2013)
  • Collection : Darklight
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

Ce qui m’a attirée dans ce livre, c’est le titre tout d’abord. Avalon. Lieu de mystères et de légendes. Férue de légendes avec un penchant pour les celtes et la table ronde, j’avoue que cela a éveillé ma curiosité. Après j’ai lu le résumé et j’ai vu qu’en plus il y avait des Fae. Outre le fait que j’apprécie ces créatures, j’ai une fâcheuse tendance à me jeter sur les livres les concernant, ça me change des sempiternels vampires.
Ce qui m’a un peu plus effrayée était l’auteure. Jenna Black est aussi à l’origine de la série Morgan Kingsley et si j’avais apprécié son style d’écriture, j’avais vachement moins accroché avec son trip pour le sado-masochisme décomplexé… Ceci dit, puisque l’héroïne de Fille d’Avalon est une toute jeune fille, j’espérais sincèrement que l’auteure se passerait de ce genre de fantaisies…
C’est donc pleine de circonspection que j’ai entamé cette lecture.

L’histoire en elle-même est sans surprise, même assez fade et prévisible. En sus, on a une héroïne assez irritante, un peu candide et complètement cœur d’artichaut qui découvre qu’elle a des pouvoirs hors-du-commun et qui devient la convoitise de pas mal de monde. Des « méchants » lisses et mégalos et certains personnages cumulant les clichés complètent le tableau.

Ceci dit il y a quand même un peu de positif:
– Le concept même d’Avalon: il s’agit d’une enclave dans laquelle le monde des fae et des humains cohabitent sans que l’une des deux ethnies ne puisse passer de l’autre côté. J’ai trouvé l’idée plutôt intéressante, même si à mon sens il aurait pu être intéressant de mieux poser les bases de l’organisation politique et sociale de la cité.
– Certains personnages secondaires semblent prometteurs: notamment Keane, Kimber et Alistair (que je n’ai pas pu m’empêcher d’associer au père de Drago Malfoy pendant toute ma lecture… des fois il ne vaut mieux pas chercher)
– La question de l’alcoolisme est évoquée avec une relative justesse.
– L’auteure a réussi à ne pas tomber dans l’éternel écueil du manichéisme en évoquant la Cour des Lumières et celle des Ténèbres. Elle a aussi posé quelques pistes intéressantes sur les Fae donc j’attends de voir l’exploitation dans les prochains tomes.

Bilan: 

Une lecture qui passe bien mais sans plus. Je n’ai pas été transcendée. J’attends donc de voir si les choses deviennent plus intéressantes dans les prochains tomes car je pense malgré tout qu’il y a du potentiel.

Note globale: 12,5/20