Archives pour l'étiquette steampunk

( Lectures ) Londres la ténébreuse, t.1 : La fugitive de Whitechapel (Bec McMaster )

Couverture - la fugitive de Whitechapel

4e de Couverture:

Sans le sou, en charge de ses petits frère et soeur, Honoria Todd s’installe à Whitechapel, où elle espère échapper au terrible lord Vickers. Mais dans cet obscur quartier de Londres, où peu de personnes se risquent, les bandits règnent en maîtres. Et trouver refuge en ce lieu pourrait tout aussi bien jeter Honoria entre les mains du légendaire et redoutable Blade. Ce sang bleu renégat est l’ennemi juré de Vickers. Quand Blade propose justement à Honoria un marché, cette dernière accepte, en échange de sa protection. Mais à ses yeux, est-elle un instrument de vengeance contre Vickers ou sa seule chance de rédemption ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 468 pages
  • Editeur : J’ai Lu (15 avril 2015)
  • Collection : Crépuscule
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Ne sachant pas trop quoi lire et ayant besoin d’une « pause -cerveau » après avoir terminé l’excellente série « Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine » (chronique à venir prochainement), j’avoue avoir choisi ce livre un peu au hasard et sans grande motivation.
Au final il a plutôt été une bonne surprise.

On commence l’histoire en faisant connaissance avec Honoria. Une jeune femme fière (voir légèrement tête de mule sur les bords… et un peu au milieu aussi… ) qui essaye tant bien que mal de faire survivre sa famille (son frère, sa soeur et elle-même) dans le Londres de l’époque victorienne (enfin si l’on peut dire, mais j’y reviendrai).
En parallèle elle tente de se cacher d’un puissant noble qui les recherche à tout prix, c’est pourquoi elle a choisi le seul endroit de Londres dans lequel ce dernier n’a pas pied : Whitechapel.
En effet, ici, ce quartier bien connu depuis les exploits sanglants de Jack l’éventreur, est sous la domination d’un sang-bleu nommé Blade, réputé pour être cruel et sans pitié mais dont Honoria va attirer l’attention (et la convoitise…).

Voilà pour l’histoire de base. Afin que vous ne soyez pas perdus, quelques explications s’imposent sur le contexte :
Si l’histoire se passe à la fin du XIXe siècle, point de Reine Victoria à l’horizon. Cette dernière est en effet disparue depuis déjà quelques temps.
L’idée est que le pays est gouverné par le « Prince Consort », époux de la jeune Reine Alexandra, et une noblesse composée de « Sang Bleu » ici nommée l’Échelon.
Ces derniers sont en fait des personnes contaminées par un virus qui permet à son « malade » de guérir plus rapidement de blessures, d’être plus rapide, d’avoir ses sens affûtés ou encore d’avoir une longévité accrue… mais en contrepartie ces derniers doivent se nourrir de sang humain pour survivre et sont en permanence tenaillés par une faim difficile à contrôler. Le Sang-Bleu diffère du vampire auquel on est habitués dans notre folklore courant car il n’est pas immortel, n’a pas de canines pointues, n’est pas allergique au soleil. Par contre au bout d’un certain temps (variable selon l’évolution du virus), il subit ce que l’auteure qualifie de « disparition graduelle » pour finir par devenir un vampire. Ici le vampire n’a rien de charmant… il s’apparenterait d’avantage à un zombie doué d’une vitesse surnaturelle qu’à un Lestat ou un Angel… Ainsi, il perd des lambeaux de peau, sent la pourriture et surtout il est assoiffé de sang. L’Échelon qui contrôle la transmission du virus et la réserve à une haute noblesse en quête d’immortalité, a pris le parti de supprimer tout « Sang-bleu » qui montrerait des signes de disparition graduelle. A noter que sur le même principe que celui des Sang-bleu, il existe un virus de la lycanthropie. Selon les Etats d’Europe, c’est l’une ou l’autre de ces « élites » qui dirige le pays… Petit détail qui m’a beaucoup amusée : l’auteure a « pimenté » la Révolution Française en partant du postulat que le peuple y avait supprimé tous les Sang-bleu.
Pour le cas de l’Angleterre, les Sang-bleu y ont tué tous les loups-garous (visiblement majoritairement d’origine écossaise… c’est drôle comme ils sont souvent originaires de par là bas… XD), point qui pourrait avoir son importance pour la suite.
J’ai trouvé que la façon dont ce système politique qui met en avant une oligarchie corrompue et accrochée à ses privilèges est plutôt bien traitée. On a un ensemble assez cohérent et le côté « renégat » de Blade qui est un Sang-bleu ayant refusé ce système évite l’écueil d’un manichéisme trop tranché.
Je ne peux malheureusement pas rentrer dans les détails du récit et me contenterai donc de mon ressenti sur les personnages et l’ambiance générale.
Whitechapel tout d’abord : une cour des miracles telle qu’on peut l’imaginer quand on songe à ce quartier au XIXe siècle… mais où il règne au final peut-être plus de justice que dans le Londres de l’Échelon, tout entier dans les apparences et où au final la liberté des humains n’est qu’illusoire. Ensuite, certains concepts tels que celui des usines de drainage (où les plus pauvres se font vider volontairement de leur sang pour gagner quelques deniers et nourrir leurs familles) ou des Bouchers (qui kidnappent et tuent des gens pour les « drainer » de leur sang) ne sont pas sans rappeler quelques aspects obscurs que l’on retrouve encore aujourd’hui dans nos sociétés.
L’ambiance générale est plutôt sombre, difficile de voir de l’espoir… sauf peut-être à travers les relations entre les personnages.
Honoria tout d’abord, personnage à la fois agaçant et attachant aussi. Prête à perdre la seule chose qui lui reste : son honneur, pour subvenir aux besoins de sa soeur et son frère, elle fait des sacrifices qui au final les mettront tous en sécurité.
Blade ensuite, le « Diable de Whitechapel », Sang-bleu à la réputation sanglante, n’a en fait pas grand chose à voir avec les récits circulant à son sujet. En lutte permanente contre ses instincts, il s’approche dangereusement de la disparition graduelle et a parfois du mal à garder le contrôle, surtout en présence d’Honoria. Rongé par la culpabilité et son envie de vengeance contre celui qui a fait de lui un Sang-bleu, il est toutefois parvenu à s’entourer de gens qui sont devenus sa famille. Il est prêt à tout pour les protéger et la réciproque est vrai. On trouve bien plus d’honneur dans le comportement de Blade que dans celui de la totalité de l’Échelon.
La relation entre ces deux personnages centraux est plutôt attachante mais sans plus, je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit de la plus grande romance de tous les temps mais ils sont mignons.
C’est dans les personnages secondaires ensuite que l’on retrouve des profils intéressants.
Mes préférés sont Esmé et Léo Barrons, respectivement la gouvernante de Blade et un noble Sang-bleu ayant une relation particulière avec Honoria. Mais toute la petite troupe qui gravite autour de Blade est digne d’intérêt et on voit bien que l’auteure a préparé le terrain pour poursuivre ses récits en les centrant sur d’autres personnages que nous retrouverons plus « intimement » dans les tomes suivants.

Bilan: 

 Au final une lecture agréable, légèrement mâtinée de steampunk (certains personnages ont des membres en métal, on retrouve quelques robots…).
Une approche politico-sociale assez intéressante mais sans être lourde pour le récit apporte un petit plus à une intrigue finalement sans grande surprise (j’avais déjà compris un certain nombre de choses du dénouement à un quart de ma lecture).
Ce livre a très bien rempli son rôle de « pause-cerveau » pour ma part. Une lecture que je vous conseille si vous cherchez une lecture pas prise de tête mais pas trop légère non plus.

Note globale: 14/20

[Lecture] Fées et Amazones [Olivier LEDROIT]

fées et amazones - Ledroit

4e de Couverture:

Une ode au beau sexe, par le flamboyant dessinateur de Wika

Connu pour son talent à réaliser d’incroyables planches épiques fourmillant de détails, Olivier Ledroit sait aussi se montrer délicat pour évoquer le corps et la sensualité. Il nous le montre ici de la plus belle des manières ! Pour le plaisir des yeux : fées, geishas, démones, et autres sorcières se succèdent, toutes plus somptueuses les unes que les autres, le tout avec ce soupçon de steampunk si cher au dessinateur de Wika.
Variant les techniques, en couleur ou en noir et blanc, sans jamais basculer dans la pornographie, cet auteur à nul autre pareil met à l honneur le beau sexe dans un splendide recueil d illustrations, sobrement intitulé Fées et Amazones.

Informations Pratiques:

  • Volume: 128 pages
  • Editeur :  Glénat (3 juin 2015)
  • Collection : Bande Dessinée
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Bonjour à tous!
Si vous avez l’habitude de me lire, vous avez dû comprendre que j’ai un attrait certain pour le Steampunk et la fantasy, mais aussi pour l’art.
Alors forcément, quand je tombe sur un livre qui propose d’unir les trois, je ne peux que me jeter dessus avec avidité. 🙂

Olivier Ledroit est un artiste connu notamment pour certains opus des « Chroniques de la Lune Noire » et plus récemment pour sa série « Wika ». Il a un talent certain et mélange habilement un style résolument baroque avec des notes de comics. Je relèverai aussi son incroyable sens du détail. Je ne suis pas forcément fan de certaines planches particulièrement chargées, mais force est d’admettre que ce Artbook « Fées et Amazones » est loin de ces écueils pour ne conserver que délicatesse et poésie.

Je me permets de vous mettre quelques planches, liées directement à la galerie de Glénat car des images valent mieux que de longs discours :

Bilan: 

 J’ai été complètement charmée par cet ouvrage et si je l’ai pris en version electronique pour me faire une idée, je sais d’ores et déjà que je me le procurerai également en version papier (ne serait-ce que pour pourchasser l’auteur et en avoir une dédicace 😉 ).

A noter également qu’actuellement, Glénat expose Olivier Ledroit dans sa galerie sur Paris jusqu’à la fin du mois ( lien ici )

Et si vous souhaitez découvrir un peu plus l’artiste, n’hésitez pas à faire un tour sur son site web : http://www.olivier-ledroit.com

ps: si vous voulez me faire plaisir, n’hésitez pas à m’offrir une de ces toiles… ;p

Note globale: 19/20

[Lecture] Steampunk Chronicles t.05: L’Etrange secret de Finley Jayne [ Kady CROSS ]

4e de Couverture:

Finley Jayne voudrait bien n’être qu’une jeune fille comme les autres. Mais, depuis quelque temps, elle sent se développer en elle une part sombre qui lui donne d’étonnants pouvoirs. Des pouvoirs qu’elle va bientôt mettre à l’épreuve d’une terrifiante machination…

Informations Pratiques:

  • Volume: 87 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (21 mai 2012)
  • Collection : Darkiss
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Un petit moment que je n’ai rien posté ici… et pourtant l’article était prêt depuis un moment… congés obligent, j’espère que vous me pardonnerez. 😉

J’ai lu cette préquelle après le tome 1. Et je pense que c’était une bonne idée car finalement d’avoir lu le premier tome avant m’a permis de bien mieux comprendre les subtilités de cette préquelle. Je partirai donc aussi du principe que vous avez lu mon article sur le tome 1 (cliquez ici). Nous retrouvons donc Finley avant sa rencontre avec Griffin & Cie. Son dédoublement de personnalité a commencé à avoir lieu quelques temps avant auparavant et elle est complètement désemparée. La nouvelle commence alors qu’elle vient de se faire renvoyer d’un poste d’employée de maison pour avoir frappé la gouvernante. Alors qu’elle est de retour chez sa mère, un peu honteuse, Lady Morton vient en personne la chercher afin qu’elle devienne la dame de compagnie de sa fille.
La jeune fille en question doit prochainement épouser un lord beaucoup plus âgé qu’elle et n’en semble pas vraiment ravie… A juste titre.
Il s’avère que les intentions de ce dernier sont loin d’être honorables. C’est la raison pour laquelle Mme Morton, sachant que Finley est une personne loyale (elle avait frappé la gouvernante pour protéger un enfant) et incroyablement forte, a embauché cette dernière, espérant qu’elle pourrait protéger sa fille.  Et grand bien lui en a pris car Finley, qui s’attache très vite à la pétillante jeune fille, fera en effet tout son possible pour la préserver de la machination dont elle fait l’objet.

Ce récit est une grosse nouvelle d’une centaine de pages, ce qui est en soi assez peu. Mais elle est loin d’être bâclée pour autant. Pour tout dire, je l’ai même trouvée encore mieux construite que le tome 1.
L’intrigue est solide, les personnages intéressants. J’ai été heureuse de faire mieux connaissance avec les parents de Finley qu’on voit assez peu dans le premier tome de la série, ici on comprend un peu mieux sa mère et l’attachement de Finley à sa famille. Cette dernière est aussi plus touchante que dans le premier opus puisqu’ici elle est vraiment LE personnage central. On est conforté dans le fait que c’est une jeune fille qui a de solides valeurs et qu’elle est prête à beaucoup pour protéger ceux à qui elle tient. Bref, sincère et tourmentée, tout ce que j’aime. 🙂
Ce qui est très sympa c’est qu’on fait déjà connaissance avec les rouages de l’univers de Kady Cross, Griffin est même évoqué alors que Finley ne l’a pas encore rencontré. J’ai pu comprendre beaucoup de choses qui m’avait peut-être échappées dans le premier opus grâce à cette préquelle et m’imprégner d’avantage de plusieurs particularités de cet univers.

Bilan: 

 Une histoire courte très sympa que je conseille aux gens qui voudraient se lancer dans la lecture de Steampunk Chronicle car elle en pose bien les bases et permet de se familiariser avec le monde que l’auteure a voulu mettre en place.

Note globale: 17,5/20

[Lecture] Steampunk Chronicles t.1 L’Etrange Pouvoir de Finley Jayne [ Kady CROSS ]

4e de Couverture:

Londres  1897,  âge  des  automates  pensants  et  du  Dr  Jekyll… Finley Jayne, 16 ans, a un sacré problème : depuis quelques mois, deux personnalités opposées cohabitent à l’intérieur d’elle ! Et son côté sombre tout à la fois l’effraie et lui joue des tours. Que lui arrive-t-il ? A qui peut-elle en parler ? Et d’où lui viennent soudain cette force et ces colères extraordinaires ? Une nuit, alors qu’elle vient d’administrer une correction à un jeune lord qui tentait d’abuser d’elle, elle fuit à toute vitesse sur son vélo et… percute de plein fouet Griffin, duc de Greythorne, qui la ramène à son manoir pour la soigner. Cette rencontre va bouleverser sa vie et la lancer dans de folles péripéties : Griffin et son petit groupe d’amis aux pouvoirs prodigieux sont en effet à la recherche du dangereux Machiniste, un inventeur mégalo assisté d’une armée d’automates, qui brigue la couronne d’Angleterre…

Informations Pratiques:

  • Volume: 448 pages
  • Editeur : Editions Harlequin (1 décembre 2012)
  • Collection : Darkiss
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Au vu de mes dernières lectures, vous vous doutez sans doute déjà que je suis dans une phase fantastique sur fond de XIXe siècle et tendances steampunk… Il est donc assez logique que je me sois décidée à commencer cette série qui me faisait de l’oeil depuis déjà un petit moment…

Ce premier opus nous conte l’histoire d’un groupe de jeunes gens aux pouvoirs hors-normes sur fond du Londres du XIXe s (fin XIXe, début XXe pour être exacte).
Le personnage principal, une jeune fille de 16 ans nommée Finley, est en proie, depuis sa puberté, à un dédoublement de personnalité assez préoccupant qui la pousse régulièrement à des accès de violence incontrôlables qui l’ont conduite à sévèrement amocher le fils de ses patrons qui avait tenté d’abuser d’elle.
Elle rencontrera le jeune duc de Greythorne et ses compagnons qui s’avèrent eux aussi avoir des dons extraordinaires.
Finley se retrouvera alors entrainée dans les investigations du petit groupe qui tente de déjouer un complot contre la couronne tout en tentant de s’intégrer à ce dernier, elle qui n’a jamais eu d’amis. Intégration qui ne sera pas facile, mais qui lui permettra également d’en apprendre plus sur ses origines et celles de son mystérieux dédoublement de personnalité.

L’histoire en elle-même est un peu cousue de fil blanc, et la fin est relativement prévisible. Ce qui m’a surtout intéressée dans ce récit ce sont les personnages, mais aussi la façon dont le steampunk est traité, mêlant habilement fantastique, science et les codes de base de ce genre littéraire (machines à vapeur, automates…).
Pour ce qui est des personnages, j’ai apprécié leur psychologie et leurs relations. Ils sont tous sur la sortie de l’adolescence, en proie à une quête d’identité d’autant plus difficile à mener qu’ils sont hors-normes. A cela s’ajoutent les problèmes « classiques » de jeune qui se respecte: les histoires de coeur.
Il y a deux triangles amoureux dans le récit, l’un des deux est un peu fade, mais l’autre est mieux mené (ça tombe bien, c’est celui qui concerne les personnages principaux. 😉 )

Si l’on prend les personnages de façon individuelle, j’ai surtout apprécié Finley, Griffin et Jack.
La première est en lutte perpétuelle contre elle-même, elle ne s’accepte pas et a donc du mal à concevoir que quelqu’un d’autre puisse l’accepter telle qu’elle est ou encore l’apprécier. C’est une jeune fille de classe moyenne, plutôt humble mais avec un caractère bien trempé (surtout sa « face obscure’) qui recherche avant tout des amis et le cas échéant, à protéger ces derniers. J’avoue qu’il est assez facile de d’identifier à Finley qui est à la fois fragile et forte tout en doutant en permanence de tout et de tout le monde. Je me plais à penser que l’analogie à Docteur Jekyll et Mister Hyde, qui est évidente concernant Finley, sert aussi à démontrer à quel point l’adolescence est une période compliquée durant laquelle on ne contrôle pas vraiment (ou très difficilement) ses émotions et que c’est aussi le passage à l’âge adulte qui permet de réunir ces deux « moitié » que nous avons tous eu à un moment ou un autre.
Griffin quand à lui est un jeune homme propulsé au rang de duc suite au décès de ces parents. Cette tragédie l’a profondément marqué et il oscille depuis entre envie de vengeance et nécessité de ne pas se laisser emporter par l’Ether (vous découvrirez cet intéressant concept en lisant le livre 😉 ). Contrairement à ce que son rang lui imposerait, il n’a pas hésiter à se lier d’amitié avec des jeunes gens de plus basse extraction. Griffin est un personnage intéressant dans le sens où il semble porter le poids du monde sur ses épaules, mais gère ça avec une maturité surprenante pour quelqu’un de son âge. Sa relation avec Finley est la seule chose rappelant sa jeunesse.
Et enfin Jack Dandy, le personnage que j’ai préféré, même si son accent m’a arraché les yeux (littéralement). En gros, c’est le badboy de l’histoire. Il répond donc à la plupart des clichés qu’on attend de ce type de personnage: séduisant, charmeur, un petit côté Arsène Lupin et très mystérieux. J’attends avec impatience de voir ce que l’auteur en fera dans les prochains tomes.

Les points négatifs maintenant. Le livre est bourré d’anachronisme au niveau de la façon de se comporter des personnages. Le langage est un peu plus châtié que pour un livre qui se déroulerait à notre époque, mais on est bien loin du respect des convenances inhérent à l’époque victorienne. En sus, le fait que la reine Victoria confie son avenir et celui de l’Empire Britannique tout entier à une bande d’adolescents me semble assez improbable.

Bilan: 

 Oui, l’histoire est un peu convenue. Oui, il y a des fantaisies qui la rendent peut-être inexacte d’un point de vu historique. Mais honnêtement c’est une histoire agréable à lire, avec des personnages attachants et qui, à mon humble avis, a rempli son cahier des charges d’opérer un croisement entre la Ligue des Gentlemen Extraordinaires et X-Men.

Note globale: 17/20

[Ecriture] Participation au Challenge Steampunk d’Elenya Editions

Bonjour à tous!

Le 14 juin dernier, Les Editions Elenya ont proposé une challenge littéraire intéressant: écrire une nouvelle en 24h sur un thème donné au dernier moment.
En l’occurrence ici: le Steampunk

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Très intéressée par le concept, je me suis inscrite sachant pertinemment que pour moi le défi serait double: écrire une nouvelle en 24h, certes, mais encore moins que cela puisque le samedi soir, j’étais invitée à l’anniversaire d’un ami.
Dans les faits, j’y ai donc passé 3h le samedi après-midi, je suis partie à la soirée et suis rentrée à 4h du matin… et me suis vaillamment relevée à 8h le dimanche, complètement enfarinée par la soirée de la veille, pour terminer dans les temps et renvoyer mon texte avant 11h30.

J’avoue que ça a été dur. D’une part, je n’ai jamais écrit de Steampunk, même si c’est un genre que j’apprécie… j’ai donc fait un beau hors sujet… et faute de temps pour corriger, j’ai laissé passer des fautes et des redondances dans mon texte. Mais j’avoue avoir été très contente d’être tout de même parvenue à envoyer un texte dans les temps. Rien que pour ça, ma participation n’a pas été vaine.

Les résultats sont tombés mercredi. Vous vous en doutez, je ne fais pas partie des lauréats, mais au fond, peu importe. L’émulation intellectuelle, l’excitation grimpante à l’approche du jour J et de l’envoi du sujet, la montée d’adrénaline dans la dernière ligne droite… En bref, toutes les émotions d’un auteur en moins de 24h… tout cela fait que cela a été une merveilleuse aventure humaine, partagée par 75 personnes et que je réitérerai avec plaisir dès la prochaine édition de ce genre de Challenge par cette petite maison pas encore très connue mais qui est gérée par des passionnés et qui a déjà toute ma sympathie.

Si jamais le cœur vous en dit, mon texte est disponible en ligne ou en téléchargement ICI.
(ou ici, si la police de la V1 est trop difficile à lire pour vous ^_^)

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires! 😉