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( Lectures ) Londres la ténébreuse, t.1 : La fugitive de Whitechapel (Bec McMaster )

Couverture - la fugitive de Whitechapel

4e de Couverture:

Sans le sou, en charge de ses petits frère et soeur, Honoria Todd s’installe à Whitechapel, où elle espère échapper au terrible lord Vickers. Mais dans cet obscur quartier de Londres, où peu de personnes se risquent, les bandits règnent en maîtres. Et trouver refuge en ce lieu pourrait tout aussi bien jeter Honoria entre les mains du légendaire et redoutable Blade. Ce sang bleu renégat est l’ennemi juré de Vickers. Quand Blade propose justement à Honoria un marché, cette dernière accepte, en échange de sa protection. Mais à ses yeux, est-elle un instrument de vengeance contre Vickers ou sa seule chance de rédemption ?

Informations Pratiques:

  • Volume: 468 pages
  • Editeur : J’ai Lu (15 avril 2015)
  • Collection : Crépuscule
  • Version électronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Ne sachant pas trop quoi lire et ayant besoin d’une « pause -cerveau » après avoir terminé l’excellente série « Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine » (chronique à venir prochainement), j’avoue avoir choisi ce livre un peu au hasard et sans grande motivation.
Au final il a plutôt été une bonne surprise.

On commence l’histoire en faisant connaissance avec Honoria. Une jeune femme fière (voir légèrement tête de mule sur les bords… et un peu au milieu aussi… ) qui essaye tant bien que mal de faire survivre sa famille (son frère, sa soeur et elle-même) dans le Londres de l’époque victorienne (enfin si l’on peut dire, mais j’y reviendrai).
En parallèle elle tente de se cacher d’un puissant noble qui les recherche à tout prix, c’est pourquoi elle a choisi le seul endroit de Londres dans lequel ce dernier n’a pas pied : Whitechapel.
En effet, ici, ce quartier bien connu depuis les exploits sanglants de Jack l’éventreur, est sous la domination d’un sang-bleu nommé Blade, réputé pour être cruel et sans pitié mais dont Honoria va attirer l’attention (et la convoitise…).

Voilà pour l’histoire de base. Afin que vous ne soyez pas perdus, quelques explications s’imposent sur le contexte :
Si l’histoire se passe à la fin du XIXe siècle, point de Reine Victoria à l’horizon. Cette dernière est en effet disparue depuis déjà quelques temps.
L’idée est que le pays est gouverné par le « Prince Consort », époux de la jeune Reine Alexandra, et une noblesse composée de « Sang Bleu » ici nommée l’Échelon.
Ces derniers sont en fait des personnes contaminées par un virus qui permet à son « malade » de guérir plus rapidement de blessures, d’être plus rapide, d’avoir ses sens affûtés ou encore d’avoir une longévité accrue… mais en contrepartie ces derniers doivent se nourrir de sang humain pour survivre et sont en permanence tenaillés par une faim difficile à contrôler. Le Sang-Bleu diffère du vampire auquel on est habitués dans notre folklore courant car il n’est pas immortel, n’a pas de canines pointues, n’est pas allergique au soleil. Par contre au bout d’un certain temps (variable selon l’évolution du virus), il subit ce que l’auteure qualifie de « disparition graduelle » pour finir par devenir un vampire. Ici le vampire n’a rien de charmant… il s’apparenterait d’avantage à un zombie doué d’une vitesse surnaturelle qu’à un Lestat ou un Angel… Ainsi, il perd des lambeaux de peau, sent la pourriture et surtout il est assoiffé de sang. L’Échelon qui contrôle la transmission du virus et la réserve à une haute noblesse en quête d’immortalité, a pris le parti de supprimer tout « Sang-bleu » qui montrerait des signes de disparition graduelle. A noter que sur le même principe que celui des Sang-bleu, il existe un virus de la lycanthropie. Selon les Etats d’Europe, c’est l’une ou l’autre de ces « élites » qui dirige le pays… Petit détail qui m’a beaucoup amusée : l’auteure a « pimenté » la Révolution Française en partant du postulat que le peuple y avait supprimé tous les Sang-bleu.
Pour le cas de l’Angleterre, les Sang-bleu y ont tué tous les loups-garous (visiblement majoritairement d’origine écossaise… c’est drôle comme ils sont souvent originaires de par là bas… XD), point qui pourrait avoir son importance pour la suite.
J’ai trouvé que la façon dont ce système politique qui met en avant une oligarchie corrompue et accrochée à ses privilèges est plutôt bien traitée. On a un ensemble assez cohérent et le côté « renégat » de Blade qui est un Sang-bleu ayant refusé ce système évite l’écueil d’un manichéisme trop tranché.
Je ne peux malheureusement pas rentrer dans les détails du récit et me contenterai donc de mon ressenti sur les personnages et l’ambiance générale.
Whitechapel tout d’abord : une cour des miracles telle qu’on peut l’imaginer quand on songe à ce quartier au XIXe siècle… mais où il règne au final peut-être plus de justice que dans le Londres de l’Échelon, tout entier dans les apparences et où au final la liberté des humains n’est qu’illusoire. Ensuite, certains concepts tels que celui des usines de drainage (où les plus pauvres se font vider volontairement de leur sang pour gagner quelques deniers et nourrir leurs familles) ou des Bouchers (qui kidnappent et tuent des gens pour les « drainer » de leur sang) ne sont pas sans rappeler quelques aspects obscurs que l’on retrouve encore aujourd’hui dans nos sociétés.
L’ambiance générale est plutôt sombre, difficile de voir de l’espoir… sauf peut-être à travers les relations entre les personnages.
Honoria tout d’abord, personnage à la fois agaçant et attachant aussi. Prête à perdre la seule chose qui lui reste : son honneur, pour subvenir aux besoins de sa soeur et son frère, elle fait des sacrifices qui au final les mettront tous en sécurité.
Blade ensuite, le « Diable de Whitechapel », Sang-bleu à la réputation sanglante, n’a en fait pas grand chose à voir avec les récits circulant à son sujet. En lutte permanente contre ses instincts, il s’approche dangereusement de la disparition graduelle et a parfois du mal à garder le contrôle, surtout en présence d’Honoria. Rongé par la culpabilité et son envie de vengeance contre celui qui a fait de lui un Sang-bleu, il est toutefois parvenu à s’entourer de gens qui sont devenus sa famille. Il est prêt à tout pour les protéger et la réciproque est vrai. On trouve bien plus d’honneur dans le comportement de Blade que dans celui de la totalité de l’Échelon.
La relation entre ces deux personnages centraux est plutôt attachante mais sans plus, je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit de la plus grande romance de tous les temps mais ils sont mignons.
C’est dans les personnages secondaires ensuite que l’on retrouve des profils intéressants.
Mes préférés sont Esmé et Léo Barrons, respectivement la gouvernante de Blade et un noble Sang-bleu ayant une relation particulière avec Honoria. Mais toute la petite troupe qui gravite autour de Blade est digne d’intérêt et on voit bien que l’auteure a préparé le terrain pour poursuivre ses récits en les centrant sur d’autres personnages que nous retrouverons plus « intimement » dans les tomes suivants.

Bilan: 

 Au final une lecture agréable, légèrement mâtinée de steampunk (certains personnages ont des membres en métal, on retrouve quelques robots…).
Une approche politico-sociale assez intéressante mais sans être lourde pour le récit apporte un petit plus à une intrigue finalement sans grande surprise (j’avais déjà compris un certain nombre de choses du dénouement à un quart de ma lecture).
Ce livre a très bien rempli son rôle de « pause-cerveau » pour ma part. Une lecture que je vous conseille si vous cherchez une lecture pas prise de tête mais pas trop légère non plus.

Note globale: 14/20

[Lecture] Le protectorat de l’ombrelle, t:1: Sans âme [Gail CARRIGER]

4e de Couverture:

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

Informations Pratiques:

  • Volume: 324 pages
  • Editeur :  Orbit (12 janvier 2011)
  • Collection : Orbit
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Toujours dans ma lubie actuelle orientée sur l’époque victorienne, je me suis lancée dans la lecture du premier tome d’une série que je voulais lire depuis longtemps: Le Protectorat de l’Ombrelle.

Je m’attendais à quelque chose d’assez sobre (oui, malgré le résumé…) et j’ai ainsi été surprise du (gros) brin de folie dont a fait preuve Gail Carriger dans la rédaction de son récit. Effectivement, si le 19e est bien présent par de nombreux aspects, on est loin du côté un peu « coincé » qu’on retrouve généralement à cette époque. Je conçois que cela puisse perturber les puristes, ayant moi-même à mon actif quelques années sur les bancs d’une fac d’Histoire, je grince souvent des dents face aux anachronismes, fautes de langages et autres joyeusetés qui peuvent nuire à l’historicité d’un récit d’époque.
En l’occurrence, ici, cela ne m’a absolument pas dérangée tant les personnages sont truculents et l’histoire prenante.

Miss Alexia Tarrabotti, vieille fille (de 26 ans) d’origine Italienne par son père, a une fâcheuse tendance à s’attirer des ennuis. Dôtée d’une famille aussi frivole qu’envahissante, elle est dépourvue d’âme; ce qui fait que tout contact physique d’une créature surnaturelle avec la demoiselle, annule les pouvoirs de cette dernière et la rend humaine (les vampires perdent leurs crocs, les loup-garous leur fourrure…). On appelle les personnes comme Alexia des « paranaturels », ces derniers étant aussi rarissimes que craints par les « surnaturels », car ils avaient longtemps été employés comme chasseurs afin d’éradiquer les vampires et autres bêtes à poils.
Dans cet univers, les créatures surnaturelles sont connues et intégrées par les humains, du moins en Angleterre, on apprendra durant le récit que ce n’est pas le cas partout. Une institution nommé le BUR est chargée de contrôler les créatures surnaturelles (les référencer, enquêter en cas de crime les impliquant…), ce dernier est dirigé par le Comte Connal Maccon qui est accessoirement l’Alpha de la meute locale.
Alexia se trouve embarquée malgré elle (même si son sale caractère ne l’aide pas à éviter ce genre d’écueils) dans une sombre machination qui pourrait bien poser problème pour toute la communauté surnaturelle, effectivement, des vampires et des garous disparaissent sans laisser de traces. D’abord soupçonnée, Alexia prend les choses en main et enquête sur l’affaire, au grand dam de lord Maccon, un brin macho sur les bords.

L’histoire en elle-même est sympa, mais un peu cousue de fil blanc.
Ce sont surtout les personnages qui m’ont fait accrocher à l’histoire. Je n’en citerai que quelques uns, mais honnêtement, ils valent presque tous le détour (sauf peut-être les deux demi-soeurs d’Alexia qui sont superficielles au possible).
Alexia: 26 ans, pas d’âme et toujours pas mariée car sa mère a refusé de faire des frais pour son introduction dans la bonne société londonienne, jugeant son physique trop ingrat et son caractère trop imbuvable pour que cela vaille l’investissement. On sent qu’elle est le mouton noir de sa famille, et malgré son physique certes atypique mais toutefois agréable, elle manque cruellement de confiance en elle. Cela ne l’empêche cependant pas d’être très cultivée (n’ayant pas eu à minauder comme les jeunes femmes de son âge, elle a pu se concentrer sur les études) et d’avoir un tempérament bien trempé qui la fait souvent passer outre les convenances et les conventions sociales de l’époque. Alexia est indépendante, téméraire et brillante. Pour moi c’est la femme idéale. 🙂
Lord Maccon: macho, buté, impulsif, protecteur. Je pense que ces mots pourraient résumer la personnalité de l’Alpha local de Londres. On en sait assez peu sur son passé, hormis qu’il vient d’Ecosse et qu’il est craint par tous les loups-garou. C’est un personnage néanmoins attachant à sa façon et qui forme un binôme cocasse avec son second, le Docteur Llyal (qui lui est posé, réfléchi, stoïque en toutes circonstances).
Lord Adelkama: un très vieux vampire aux mœurs… disons, dissolues. Mais qui vaut vraiment le coup d’œil.
Miss Ivy: la meilleure amie d’Alexia, qui est aussi prude que son amie est audacieuse. Ses goûts vestimentaires sont presque aussi distrayants que ceux de Lord Adelkama…

Le livre est une succession de situations drôles et cocasses qui font qu’il se lit très vite et qu’il coule tout seul. D’aucuns trouveront que c’est trop, personnellement j’ai aimé.

Bilan: 

 Un livre que je conseille à toute personne aimant l’époque victorienne qui a besoin de rire et qui aime les personnages hauts en couleurs.

Note globale: 18/20

[Lecture] Maeve Regan, t.3: La dent Longue [Marika Gallman]

4e de Couverture:

Depuis que je sais qu’il y a un traître parmi nous, ma vie n’a plus rien de facile. Je dois recruter un max de vampires pour constituer ma propre armée afin de combattre celle de mon père, qui a toujours la ferme intention de me tuer pour me voler mes pouvoirs. Rien que ça. Mais c’est une excellente motivation pour parfaire mon apprentissage de la magie, puisque l’heure de la confrontation approche. Tout ça serait déjà bien assez compliqué sans y ajouter mon imbécile de frère, qui essaie de me mettre des bâtons dans les roues. Et le fantôme de mon ancien amant, qui me poursuit. Je crois que je suis en train de devenir folle.

Informations Pratiques:

  • Volume: 476 pages
  • Editeur :  Milady (31 mai 2013)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Papier

L’avis de la croqueuse de livres:

J’avoue que j’avais prévu de lire ce tome 3, trouvant la série plaisante mais sans plus (certains des personnages me tapaient royalement sur le système – vous trouverez mon avis ici), cependant elle n’était pas au sommet de ma PAL. Mais après le teasing de Marika Gallman pour la sortie de la « Dent Longue » et les multiples avis que j’avais lu sur le sujet, j’ai profité de mon envie de faire une petite pause dans mon trip « steampunk et 19e » pour lire quelque chose d’un peu plus actuel.
Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, passez votre chemin, il y a des références à ces derniers. Les spoils concernant le tome 3 seront cachés au cas où vous ne souhaiteriez pas les voir. 🙂

A la fin du 2e opus, nous avons quitté une Maeve complètement détruite: invasions d’araignées, prise de conscience de la présence d’un traitre dans le groupe, rencontre avec son père… et surtout, à cause de ce dernier, elle a planté un pieu dans le coeur de Lukas…
Mais pas de répit pour les braves. Notre percutante héroïne n’a pas le temps de faire son deuil: elle a une armée à monter, son père à débusquer et un traître à retrouver.
Maeve est ici à la frontière de la folie, prête à sombrer dans la démence à tous les instants. Elle doute d’avoir vraiment tué son amant, après tout, Victor est bien « Le Roi de l’Illusion » non? Et surtout, elle se méfie de tout le monde. Elle voit le traître partout, ne comptant plus que sur elle même et parfaitement consciente que ses divagations pourraient lui être fatales, aussi indestructible semble t-elle être.

Dans ce tome, on sent que le passage à l’action ne va plus tarder. Maeve s’est constitué une armée, se retrouve maître d’un château et doit composer avec un personnage déjà aperçu dans le tome 2 mais qui prend ici une toute autre dimension: Trevor. Elle doit aussi tenter de tirer les vers du nez de son adorable mais néanmoins psychopathe frangin qu’elle garde enfermé dans une geôle, ce dernier ne se montrant pas tout à fait coopératif.
Notre vindicative héroïne va aussi devoir faire face aux fantômes du passé de gens qui lui sont proches et découvrir que sa famille n’est pas aussi réduite qu’elle le pensait.
Je ne vous en dirai pas plus quand à la trame de l’histoire, mais sachez que les personnages ont, à mes yeux, tous gagné en profondeur. Même ceux qui m’agaçaient, notamment Eliot.
Je craignais au départ que l’absence de Lukas ne nuise à l’histoire, mais en fait pas du tout. Un autre personnage a permis de combler ce « manque » sans pour autant remplacer le séduisant vampire: Trévor. Si dans le tome précédent j’avais eu la méchante envie de lui planter un pieux dans le coeur, dans cet opus on apprend à mieux le connaître et j’avoue avoir eu un gros coup de… coeur, justement. Il s’avère en fait être un personnage assez complexe et son attitude lors du tome 2 et le début du 3 apparaît finalement tout à fait légitime.
Et celle qui devient petit à petit mon personnage préféré… Rosita… et pourtant j’ai la phobie des reptiles depuis l’enfance… Elle est forte M. Gallman… très forte…

Pour les petits curieux, quelques spoils:

[spoiler title= »spoiler, ne cliquez pas si vous ne voulez rien savoir… » open= »0″ style= »1″]- Lala sait parler! Sisi je vous jure… ça choque! 😉
– Avant j’aimais bien Lukas… mais c’était avant de lire ce tome… maintenant, j’ai juste envie de l’embrocher… après, connaissant l’affection de l’auteure pour les rebondissements, il est possible que je change encore d’avis par la suite… mais pour le moment je n’ai pas envie que Maeve se remette avec lui… et puis franchement… Trevor quoi… <3
– Barnay, Barnay, Barnay… mon petit… un peu de savoir vivre avec belle-maman ne ferait pas de mal… (mais ceci-dit, perso j’avais supposé depuis un moment que Julian était gay… donc ça ne m’a pas surprise du tout de retrouver la langue de Barney dans sa bouche…)
– L’autre couple qui s’est formé au cours du récit ne m’a pas surprise non plus… cela a été bien amené… ^^
– J’ai trouvé la fin de Victor un peu trop rapide…. du coup je me fais déjà des nœuds au cerveau en me disant qu’il n’est peut-être pas vraiment mort? Après tout il est bien le roi de l’illusion? Raaaaaah @_@
– Je suis triste de voir qui est le traitre… je m’étais prise d’affection pour lui… mais j’ai vraiment hâte de connaître le détail de ses motivations car pour le moment ce n’est pas très clair dans ma tête…[/spoiler]

Je ne peux m’empêcher de prévenir les lecteurs avertis que vous êtes sans doute, que vous aurez probablement besoin d’un tube d’Efferalgan, voir de Prozac pendant et après la lecture de ce tome.
Effectivement, Marika Gallman, qui avait déjà torturé ses lecteurs pendant un mois avant la sortie de l’opus en bombardant un extrait par jour, a visiblement pris un malin plaisir à la perspective de supplicier encore d’avantage ses lecteurs en leur retournant le cerveau comme une crêpe…  et plusieurs fois en plus.
En gros: ne vous attachez pas trop à vos théories, ni même à vos personnages fétiches, les premières seront sans doute erronées et les seconds seront soit morts, soit félons…
C’est aussi ce qui m’a plu (oui, j’avoue que je dois aussi être maso… un peu…), il est rare qu’un livre me surprenne. Souvent, je devine la fin et là… et bien je peux dire que j’ai fini avec la mâchoire sur les genoux.

Mais l’auteure n’est pas seulement sadique, elle a aussi des références (pourries? :p) typiques de sa génération (dont je fais partie vu que nous avons le même âge) qui font que par moment je me bidonne toute seule devant ma tablette… Non mais… Docteur Quinn quoi? Sérieux?

Bilan: 

A mon sens le meilleur des trois tomes de la série pour le moment. Les personnages gagnent de la profondeur, l’intrigue aussi. Si vous étiez sceptiques après la lecture des deux premiers opus, n’hésitez pas à lire celui-ci. Je pense que vous trépignerez ensuite d’impatience pour lire le tome 4 (qui au passage mettra l’adorable Rosita en avant sur la couverture 😉 ).

Note globale: 18/20

[Lecture] Absynthes & Démons [Ambre DUBOIS]

4e de Couverture:

« Qui est réellement Lord Nermeryl ? Le diable, comme le laisse sous-entendre la rumeur ? Ou un jeune dandy un peu trop excentrique dont le passe-temps morbide est d’enquêter sur des affaires surnaturelles ?

Au fil des énigmes, en compagnie de sa fidèle compagne, la Corneille, le jeune homme goûte la saveur des âmes des êtres humains, découvrant les travers de l’humanité et y apportant sa propre justice… d’une manière bien singulière… »

Informations Pratiques:

  • Volume: 184 pages
  • Editeur : Les Editions du Riez (octobre 2011)
  • Collection : Brumes Etranges
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

Cela fait un petit moment que je voulais lire ce recueil… entre la couverture d’Anne-Claire Payet qui est juste magnifique et le résumé qui est plus qu’alléchant, cet opus des Editions Du Riez ne pouvait que me faire saliver d’envie.
Aussi, quand je me suis rendue compte (j’avoue, je suis un peu longue à la détente) qu’il était disponible en version numérique pour une somme modique, je me suis jetée dessus telle une bête sauvage.
Et grand bien m’en a pris!

 Nous avons ici un recueil de 9 nouvelles. Nouvelles qui ont pour personnages principaux Lord Jorian Nermeryl, un dandy étrange qui inspire la crainte à ceux qu’il rencontre, et La Corneille, sombre et singulier volatile qui l’accompagne tant pour l’assister que pour le surveiller.
Lord Nermeryl est un enquêteur d’un genre un peu particulier dont la spécialité est de régler des affaires surnaturelles pour quiconque a reçu sa carte de visite.
Chacune des nouvelles reprend donc une enquête menée par ce binôme insolite, dans une Angleterre du XIXe siècle décrite avec finesse. Chaque texte apporte quelques informations sur le héros et nous conduit subtilement vers le dénouement final du recueil.
Au fil des récits, nous rencontrerons tour à tour fantômes, vampires, fae et anciennes divinités, toujours dans une ambiance à la fois sombre et romantique, mais sans tomber dans le sordide.
Certaines des fins m’ont surprise, d’autres moins, mais toutes étaient appropriées et finalement assez logiques.

En ce qui concerne les personnages, j’ai été séduite par les personnalités de nos deux protagonistes.
Lord Nermeryl, dandy arrogant (terme dont a peut-être un peu abusé l’auteure au fil des pages), désenchanté et en proie à des besoins charnels importants, tant pour soulager son corps que pour nourrir son âme.  Pour les personnes que cela pourrait surprendre, le monsieur est bisexuel et on le voit souvent en compagnie de jeunes éphèbes au cours du récit. Les scènes érotiques sont assez présentes dans chaque texte mais pas vulgaires, tout est décrit avec subtilité et pudeur. Au niveau du tempérament du dandy, j’ai ressenti beaucoup de mélancolie et de souffrance. C’est un personnage à la fois sans pitié, mais pas dénué de morale pour autant, malgré le maître qu’il sert. D’une certaine façon, je l’ai même trouvé plutôt attachant et j’attendais la fin de la dernière nouvelle avec impatience, pour lui.
La Corneille quant à elle recèle quelques surprises. Elle a une relation assez complexe et ambiguë avec Jorian. Elle est, tout au long des récits, tiraillée entre sa mission et les sentiments très humains que le dandy lui inspire. Il était assez cocasse au début de voir un volatile faire des crises de jalousie, telle une maîtresse blessée, à chaque incartade de son compagnon de route, mais on s’y habitue assez vite et au fil des pages, cela apparaît logique et naturel.

Certains des autres protagonistes rencontrés dans les textes sont aussi touchants, torturés, désespérément humain. J’ai aussi aimé ces personnages tout en nuances, complexes, prisonniers de leurs états d’âmes: cette âme apparaissant le plus souvent comme un fardeau que comme une bénédiction. Mention spéciale au fossoyeur de « l’Orgue » et à Lucifer.

Pour ce qui est des enquêtes, je vous laisserai les découvrir, mais sachez que, moi qui ai une grande réticence avec les histoires qui ne se terminent pas en « Happy End », j’ai pourtant beaucoup apprécié ce recueil ou les fins heureuses ne sont pas légion.
La façon dont les textes sont menés, avec un style fluide et maîtrisé de la part de l’auteure, sonne tellement juste et ils sont rédigés avec une telle douceur que même moi, j’ai savouré ces fins souvent cruelles.

Bilan: 

J’avais déjà été charmée par Coeurs de Loups et voici un autre coup de cœur à dédier aux Editions Du Riez qui ne fait que me convaincre de la qualité des textes publiés chez cet éditeur.
Vous aurez compris que je vous conseille mille fois cet ouvrage si les quelques détails mentionnés plus haut ne vous dérangent pas.
Pour ma part, je pense placer un autre roman de Ambre DUBOIS, les Damnés de Dana paru aux Editions du Chat Noir, un peu plus haut dans ma PAL… 

Note globale: 18/20

[Lecture] Waynest t.2: Enlevée [Jess HAINES]

4e de Couverture:

Il fut un temps où le principal problème de Shiarra Waynest, détective privée, était de maintenir son agence à flot. Elle doit désormais négocier avec deux dangereux et séduisants vampires, ennemis depuis des siècles, dont elle a éveillé les convoitises. Alors que les tensions s’intensifient, les White Hats, chasseurs de vampires, pressent Shiarra de les rejoindre. Elle va alors découvrir que les apparences sont trompeuses, ce qui affectera toutes ses convictions… ainsi que ses désirs.

Informations Pratiques:

  • Volume: 456 pages
  • Editeur : Milady (29 mars 2013)
  • Collection : Bit-Lit
  • Version Electronique

L’avis de la croqueuse de livres:

J’avais fait une petite chronique sur le tome 1 il y a quelques temps et j’avais été moyennement emballée. Après « Le Mystère du Drake Mécaniste », j’avais besoin de quelques chose de « décérébrant ». J’ai donc opté pour le tome 2 de cette série purement Bit-Lit.

Nous retrouvons Shiarra, environ 6 mois /un an après les événements du tome 1. Elle s’est officiellement remise en couple avec Chaz et a accepté sa nature Lycanthrope. En parallèle, elle tente d’éviter Alec Royce comme la peste, tout comme les White Hats.
Le roman commence fort: Shiarra est en train de se faire menacer par Jack, le chef des White Hats qui n’a pas renoncé à l’intégrer dans ses rangs. Avant de la laisser, ce dernier l’informe qu’elle aurait bientôt besoin d’eux car un nouveau joueur s’apprête à rentrer dnas la partie. Et les ennuis ne tardent pas à de nouveau frapper à sa porte: un soir un vampire tente de s’introduire chez elle pour la conduire chez un certain « Max » qui s’avère être le créateur de Anastasia, la Méchante vampire du t.1 qui avait été réduite en charpie par les loups de Chaz. Elle est secourue in extremis, mais se fait bientôt enlever par Max, vampire millénaire et psychotique, et ce dernier qui a visiblement mal digéré l’exécution de sa petite protégée…

Le tableau est posé: l’héroïne se retrouve au coeur d’une lutte fratricide entre deux vamps super-puissants: l’un veut sa mort et l’autre la veut tout court.
Ceci mis à part, on retrouve un peu les mêmes clichés que dans le premier opus: elle monte sa petite brigade de surnat’ perso et compte partir à l’assaut du grand méchant.
Shiarra est un peu plus malmenée que dans le premier tome, mais une fois encore, les personnages m’ont paru creux et pleins d’incohérences. La demoiselle qui avait tant de mal à fréquenter les « Autres » dans « Traquée » se pose maintenant en donneuse de leçon, prônant le fait que ces derniers sont comme tout le monde, fourrure et crocs en plus. Sa réaction face aux injonctions de la presse est tout aussi improbable… J’ai beaucoup de mal à percevoir Chaz comme un Alpha tant il manque de contrôle quand à Royce, il est toujours retors mais je l’ai trouvé un peu trop mou…
J’espérais que dans ce tome on en découvrirait d’avantage sur Royce, Arnold et la ceinture qui transforme Shiarra en chasseuse, mais j’ai été très déçue. Au final on a beaucoup de violence et de scènes glauques pour un scénario assez creux et des personnages toujours aussi superficiels qui vivent des événements pour le moins traumatisants mais ne semblent pas en garder de séquelles.

Bref, beaucoup de mal à finir ce tome et une grosse déception à la clé.

Bilan: 

 Très déçue.
C’est dans ces cas là que je regrette que Milady ait cessé la publication d’oeuvres aussi fouillées que Kate Daniels, Les Dossiers Dresden ou Rachel Morgan pour se consacrer à des séries aussi creuses et inintéressantes…
Je ne pense pas lire le tome 3.

Note globale: 9/20